
Si certains hommes vieillissants peuvent l’attribuer à une augmentation du volume de la prostate, la réalité est plus large : toutes les générations peuvent être concernées par ces réveils nocturnes intempestifs.
Ce phénomène, souvent vécu comme une simple gêne, peut pourtant avoir un impact réel sur la qualité du sommeil et, par extension, sur la santé générale.
Le rôle des écrans : une étude fait le lien
C’est une nouvelle étude, relayée par le médecin Jimmy Mohamed sur RTL, qui établit un parallèle entre la consommation d’écrans et la nycturie.

Selon ces travaux, les personnes ayant une forte consommation d’écrans dans la journée augmentent de près de 50 % leur risque de devoir se lever la nuit pour uriner.
Ce seuil critique est atteint dès 5 heures de temps d’écran par jour, tous supports confondus : télévision, téléphone portable ou ordinateur.
Mélatonine et architecture du sommeil perturbées
Le mécanisme en jeu est bien identifié : la lumière émise par les écrans perturbe la production de mélatonine, l’hormone qui régule l’endormissement et la qualité du sommeil nocturne.

Lorsque le sommeil est ainsi déstabilisé, l’architecture du sommeil s’en trouve altérée, notamment chez les personnes qui se couchent tard après une longue exposition aux écrans.
Normalement, le cerveau est capable, durant le sommeil, de gérer les envies d’uriner et de les inhiber. Mais si le sommeil est de mauvaise qualité ou fragmenté, cette capacité de régulation disparaît, entraînant des réveils nocturnes.
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