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17 septembre 2026
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Obsèques de Brigitte Bardot : un cercueil en osier tressé, entre écologie et simplicité

Soixante-dix ans après ce film culte, la boucle se referme. L’icône qui a fait rayonner Saint-Tropez aux quatre coins de la planète y trouve son repos éternel, bouclant symboliquement une histoire d’amour entre une femme et son territoire. Les anonymes massés aux abords de l’église ont rendu hommage à celle qui n’a jamais vraiment quitté les ruelles de son sanctuaire méditerranéen.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

La Famille Et Les Proches Réunis Pour Un Dernier Adieu

L’émotion atteignait son paroxysme lorsque Bernard d’Ormale, visiblement bouleversé, est sorti de l’église aux côtés de Nicolas Charrier, le fils unique de Brigitte Bardot. Le mari de la star, qui a partagé ses 34 dernières années, n’a pu contenir ses larmes face à la perte de celle qui fut son épouse depuis 1992. À ses côtés, Nicolas Charrier affichait une dignité empreinte de recueillement, entouré de ses filles Théa et Anna, venues accompagnées de leurs propres enfants.

Quatre générations de descendants se trouvaient réunies dans l’église tropézienne pour cet ultime hommage. Les arrière-petits-enfants de BB, découvrant pour certains l’ampleur de l’héritage laissé par leur aïeule, ont assisté à une cérémonie d’une rare intensité. La présence de cette famille recomposée témoignait de la complexité des liens tissés au fil d’une vie marquée par des relations tumultueuses mais jamais totalement rompues.

Le cortège funéraire a ensuite traversé les ruelles de Saint-Tropez dans une atmosphère unique. Les Gipsy Kings accompagnaient le cercueil à la guitare, offrant une dernière sérénade méditerranéenne à celle qui incarnait la Côte d’Azur. Cette procession musicale, loin du faste hollywoodien, reflétait la personnalité profonde de Brigitte Bardot : authentique, enracinée dans sa terre d’adoption, fidèle à ses attachements. L’inhumation s’est déroulée dans l’intimité au caveau familial du cimetière marin, refermant définitivement le chapitre d’une existence hors normes.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Patrice De Colmont, L’Ami Qui Avait Choisi Le Même Cercueil

Cette procession empreinte de simplicité n’était pas sans rappeler un autre adieu survenu quelques mois plus tôt. En octobre 2025, Patrice de Colmont reposait déjà dans un cercueil « Bohemian » identique, ce même modèle en osier tressé qui accompagnait désormais Brigitte Bardot vers sa dernière demeure. Le propriétaire du mythique Club 55 avait précédé son amie de près de trois mois, comme un présage de ce dernier rendez-vous symbolique.

Leur histoire remontait à 1956, lorsque Roger Vadim débarquait à Saint-Tropez pour tourner Et Dieu… créa la femme. La plage de Pampelonne n’était alors qu’une étendue sauvage, et le Club 55 une modeste paillotte. Patrice de Colmont transformait son établissement en cantine pour l’équipe du film, nourrissant acteurs et techniciens durant ce tournage qui allait révolutionner le cinéma français. C’est là, entre deux prises, que naquit une amitié qui ne se démentirait jamais.

Pendant près de 70 ans, les deux complices ont partagé cette Méditerranée qu’ils chérissaient. De Colmont veillait sur sa plage devenue temple du glamour tropézien, tandis que Bardot, retirée à La Madrague, consacrait sa vie à la protection animale. Le choix du même cercueil en osier, naturel et dépouillé, scellait post-mortem cette communion d’esprit entre deux figures qui avaient façonné la légende de Saint-Tropez sans jamais renier leurs racines provençales.

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