Ce vendredi 19 juin 2026, les obsèques de Marjane Satrapi se sont tenues dans la salle de la Coupole du crématorium du Père-Lachaise, à Paris. Deux semaines après l’annonce de sa disparition, survenue le 4 juin à l’âge de 56 ans, proches, amis et personnalités du monde de la culture se sont réunis pour un dernier hommage à l’autrice franco-iranienne de Persepolis.
En bref
- —Cérémonie au Père-Lachaise le 19 juin 2026
- —Marjane Satrapi décédée à 56 ans, «morte de tristesse»
- —Catherine Deneuve, Golshifteh Farahani parmi les présents
Un adieu au Père-Lachaise, deux semaines après sa mort à 56 ans
C’est dans la salle de la Coupole du crématorium du Père-Lachaise, dans le XXe arrondissement de Paris, que s’est tenue la cérémonie. Proches, amis et admirateurs s’y sont retrouvés pour saluer une dernière fois celle qui a marqué les mondes de la bande dessinée et du cinéma par son regard sur l’exil, la liberté et l’identité.

Marjane Satrapi s’est éteinte le 4 juin 2026 à l’âge de 56 ans. Son entourage avait annoncé sa disparition dans un communiqué poignant, indiquant qu’elle était «morte de tristesse» — une formule qui résume la douleur des derniers mois de sa vie.
L’artiste franco-iranienne laisse derrière elle une œuvre reconnue dans le monde entier, à commencer par Persepolis, son roman graphique autobiographique publié en 2000, puis adapté avec succès au cinéma.
Qui était Marjane Satrapi ?
Persepolis, publié en 2000, est le roman graphique autobiographique qui a rendu Marjane Satrapi mondialement célèbre. L’œuvre raconte son enfance en Iran sous la révolution islamique, son exil en Europe et son rapport à l’identité. Adapté au cinéma, le film a remporté le Prix du jury au Festival de Cannes 2007.
Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni, bras dessus bras dessous pour soutenir la famille
Catherine Deneuve et sa fille Chiara Mastroianni figuraient parmi les personnalités les plus remarquées de la cérémonie. Visiblement émues, les deux actrices sont arrivées bras dessus bras dessous, un grand bouquet dans les bras, selon les informations rapportées par les médias présents.

Les parents de Marjane Satrapi, particulièrement éprouvés par cette disparition prématurée, ont pu compter sur le soutien de leurs proches tout au long de l’hommage. La présence de ces figures du cinéma français témoignait de l’attachement profond que le monde de la culture portait à l’artiste.
D’autres personnalités avaient également fait le déplacement : l’humoriste et animatrice Énora Malagré, l’acteur et chanteur Gwendal Marimoutou, l’avocat Stéphane Hasbanian, ainsi qu’Alice Rufo, ministre auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants.
Golshifteh Farahani, Valérie Pécresse, Charlotte Le Bon : la culture et le politique réunis
L’actrice iranienne Golshifteh Farahani, elle aussi engagée sur les questions de liberté et de droits des femmes dans son pays natal, était venue saluer la mémoire de celle qui a tant contribué à faire connaître l’histoire contemporaine de l’Iran au grand public.

La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, et l’actrice québécoise Charlotte Le Bon faisaient également partie des présents. La romancière Tristane Banon et l’humoriste Sophia Aram étaient aussi venues pour cet ultime adieu.
La diversité des personnalités rassemblées — actrices, élues, écrivaines, humoristes — reflétait l’étendue de l’influence de Marjane Satrapi, bien au-delà du seul cercle de la bande dessinée.
«J’arrête de me battre et je veux partir» : le témoignage bouleversant d’une amie proche
Parmi les témoignages les plus bouleversants sur les derniers mois de Marjane Satrapi figure celui d’Azadeh Kian, amie proche de l’autrice et professeure de sociologie politique à l’université Paris Cité. Elle avait confié à franceinfo que l’artiste demeurait profondément affectée par la disparition de son mari Mattias Ripa, décédé le 8 avril 2025 à seulement 53 ans.

«Depuis la mort de son mari Mattias qu’elle adorait, Marjane n’était plus la même», avait expliqué Azadeh Kian. Elle révélait que l’artiste lui répétait souvent : «J’arrête de me battre et je veux partir.»
Malgré la maladie et cette douleur profonde, Marjane Satrapi continuait, selon son amie, de suivre avec attention l’évolution de la situation en Iran, pays qu’elle n’avait jamais cessé d’aimer.
La cérémonie du 19 juin marque la fin des hommages publics à Marjane Satrapi. Aucune information n’a encore été communiquée sur d’éventuelles expositions rétrospectives ou initiatives culturelles à venir en sa mémoire. La question de la préservation et de la diffusion de son œuvre — notamment Persepolis — auprès des nouvelles générations reste ouverte.


