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16 août 2026
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« Ouf, ils repartent ! » : quand les vacances avec les petits-enfants épuisent les grands-parents

C’est de cette ambivalence qu’est né le terme « chicoufs », contraction de « chic, ils arrivent » et « ouf, ils repartent ». Ces grands-parents accueillent leurs petits-enfants avec joie, organisent activités et moments de partage — mais voient leur fatigue s’accumuler au fil des jours. Le rythme change, les nuits raccourcissent, le bruit devient omniprésent. Et lorsque vient l’heure du départ, le soulagement se mêle inévitablement à l’émotion.

Trois profils de grands-parents face à l’épreuve des vacances

À travers ses observations, la docteure d’Estaintot distingue plusieurs profils de grands-parents, révélateurs de la diversité des expériences vécues. Chacun d’eux reflète une manière différente de vivre — et de subir — cette période particulière.

Trois profils de grands-parents face à l'épreuve des vacances
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Les « chicoufs », déjà évoqués, incarnent l’ambivalence par excellence : enthousiasme sincère à l’arrivée, épuisement progressif pendant le séjour, soulagement discret au départ. Ils représentent peut-être le profil le plus courant, celui que l’on n’exprime que rarement à voix haute.

Les « décontractés », eux, privilégient le plaisir et les souvenirs, quitte à s’affranchir des règles parentales habituelles. « On ne va pas se compliquer la vie ! » pourrait être leur devise, selon la spécialiste. Mais même dans cette approche plus légère, la charge logistique reste bien présente : courses, trajets, organisation des journées. Une routine de tâches qui rappelle une parentalité que l’on croyait définitivement derrière soi.

Enfin, les « dirigistes » cherchent à maintenir un cadre strict, souvent en décalage avec les méthodes éducatives actuelles. Résultat : tensions, incompréhensions et fatigue émotionnelle. « Ils n’en font qu’à leur tête et ne viennent jamais quand on les appelle à table : ils m’énervent ! », témoigne l’un d’eux, cité par la docteure. Un épuisement d’une autre nature, mais tout aussi réel.

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profils de grands-parents ont été identifiés par la docteure Véronique d’Estaintot : les « chicoufs », les « décontractés » et les « dirigistes ». Chacun révèle une forme d’épuisement différente, mais également bien réelle.

Un travail invisible : les grands-parents, piliers silencieux de la famille

Au-delà de la sphère affective, la docteure d’Estaintot souligne un point fondamental : le rôle des grands-parents dépasse largement celui de simples gardiens bienveillants. En accueillant leurs petits-enfants pendant les vacances, ils permettent à leurs propres enfants de travailler, de souffler ou de gérer des imprévus. Ils sont devenus un véritable pilier de l’équilibre familial.

Un travail invisible : les grands-parents, piliers silencieux de la famille
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Pourtant, ce travail reste largement invisible. Il n’est ni rémunéré, ni toujours reconnu à sa juste valeur. Cette absence de reconnaissance peut aggraver le sentiment de pression ressenti par certains grands-parents, qui peinent à exprimer leur fatigue de peur de paraître ingrats ou peu aimants.

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