Parmi les 1 500 cassettes audio abandonnées par Oussama Ben Laden à Kandahar en 2001, des chansons d’Enrico Macias ont été découvertes. Un paradoxe troublant : le chef terroriste, qui interdisait la musique, écoutait ce chanteur juif pied-noir. L’artiste, « surpris » et « gêné« , peine encore à y croire.

En 2015, la BBC révèle une information aussi inattendue que…

Une Découverte Troublante À Kandahar
En 2015, la BBC révèle une information aussi inattendue que dérangeante : plusieurs cassettes audio d’Enrico Macias figuraient parmi les 1 500 cassettes retrouvées dans un bâtiment utilisé par les responsables d’Al-Qaïda à Kandahar, en Afghanistan. Ces enregistrements, découverts dans les affaires personnelles d’Oussama Ben Laden, incluaient des titres cultes comme Adieu mon pays et Enfants de tous pays.
Le contraste frappe immédiatement : comment les chansons d’un artiste juif pied-noir, chantre de la fraternité et de l’humanisme, ont-elles pu se retrouver dans les possessions du terroriste le plus recherché au monde ? Cette collection musicale française, perdue au milieu d’un arsenal idéologique radical, pose une question vertigineuse sur les paradoxes culturels qui traversaient l’entourage du chef d’Al-Qaïda.
Flagg Miller, expert en littérature et culture arabe chargé d’analyser l’intégralité des cassettes, y voit bien plus qu’une simple anecdote. Ces enregistrements trahissent une réalité souvent occultée : le multilinguisme et les expériences occidentales de certains membres du réseau terroriste. Plus troublant encore, apprécier la musique d’Enrico Macias dans ce contexte relevait de l’hérésie absolue, une transgression aux règles strictes imposées par Ben Laden lui-même, qui interdisait formellement toute forme de musique.



