L’article mentionne également sa pratique du piano dans un groupe de musique et un trajet d’environ 50 minutes pour rejoindre son lycée. Autant d’éléments destinés à montrer un profil assidu, engagé et polyvalent.
La déception a donc été brutale. Esteban confie à Sud Ouest : « Je me levais tous les matins en me disant que mon but dans la vie était d’entrer à Sciences Po ». Sa mère résume l’incompréhension familiale par une question : « Où est la méritocratie ? »
Des critères plus complexes que la moyenne
Le cas d’Esteban rappelle que Parcoursup ne se limite pas à une comparaison simple des moyennes générales. Pour les formations très demandées, les dossiers sont examinés selon des critères propres à chaque établissement : résultats, spécialités suivies, appréciations, cohérence du projet et parfois épreuves de sélection.

Dans le cas de Sciences Po Bordeaux, l’article indique que l’établissement a mis en avant son mode de calcul de la note d’admissibilité. Les résultats sont pondérés, notamment par un indicateur mesurant l’écart entre les notes du candidat et celles de sa classe.
Ce point est central dans l’histoire d’Esteban : selon le récit publié, six élèves de sa classe auraient obtenu la mention Très bien. Dans ce contexte, son avantage scolaire aurait été réduit par rapport à d’autres candidats issus de classes où les écarts de notes étaient plus marqués.
Pour les familles, cette mécanique est souvent difficile à anticiper. Elle peut avoir des conséquences très concrètes : choix d’une autre formation, inscription dans un établissement privé, réflexion sur les frais de scolarité ou, dans certains cas, recours à un prêt étudiant.
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