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27 juillet 2026
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Paris : 60 enquêtes pour violences sexuelles en périscolaire révèlent des failles dans le recrutement des animateurs

Le ventre serré, elle poursuit. A-t-il fait autre chose ? La fillette répond « Oui ». Anne lui montre ses parties génitales et ses fesses. La réponse de l’enfant glace le sang : « Oui, oui, il me tripote là ».

« Je me souviens, je suis allée vomir derrière un buisson », confie la mère des sanglots dans la voix. En quelques mots prononcés avec l’innocence de ses 3 ans et demi, la fillette venait de révéler des attouchements présumés. Une révélation qui ouvrirait la voie à d’autres découvertes encore plus accablantes sur les défaillances du système.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Une Défaillance Systémique : Les Signalements Ignorés Depuis Septembre 2024

Pourtant, ces accusations auraient pu être évitées. Convoqués par l’école, la Dasco et la CASP, Jérôme et Anne découvrent une vérité encore plus glaçante : l’institution savait.

Une mère se lève en colère lors de la réunion. Dès septembre 2024, elle avait signalé un attouchement sexuel sur son fils auprès du directeur de l’école. L’animateur visé ? Le même. Pire encore : « Il avait déjà des casseroles dans une autre école », révèlent les parents. Malgré ces antécédents, il a été maintenu en poste.

Face aux problèmes constatés en petite section, la solution adoptée a été de le déplacer vers les moyennes sections. Un simple changement d’affectation plutôt qu’une mise à l’écart.

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