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17 septembre 2026
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Paris : 60 enquêtes pour violences sexuelles en périscolaire révèlent des failles dans le recrutement des animateurs

Une mère se lève en colère lors de la réunion. Dès septembre 2024, elle avait signalé un attouchement sexuel sur son fils auprès du directeur de l’école. L’animateur visé ? Le même. Pire encore : « Il avait déjà des casseroles dans une autre école », révèlent les parents. Malgré ces antécédents, il a été maintenu en poste.

Face aux problèmes constatés en petite section, la solution adoptée a été de le déplacer vers les moyennes sections. Un simple changement d’affectation plutôt qu’une mise à l’écart.

Les révélations s’enchaînent. Depuis septembre, une dizaine d’événements graves ont été remontés à la Dasco et à la CASP : enfants dissimulés derrière des poubelles, menaces de mort proférées (« je vais t’ouvrir le ventre »). Plusieurs mails d’alerte ont été envoyés. Aucune mesure protective efficace n’a été prise.

Le couple s’insurge : « On apprend que depuis septembre, il y a une dizaine d’événements graves et alarmants qui ont été reportés ». Une succession de signalements restés sans réponse pendant des mois, pendant lesquels l’animateur a continué à exercer au contact des enfants. Une défaillance qui trouve écho dans un problème bien plus vaste à l’échelle de la capitale.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Paris Face À Une Crise Du Périscolaire : 60 Enquêtes En Cours

Cette défaillance n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans une crise systémique du périscolaire parisien que révèle Elle magazine : 60 enquêtes pour violences sexuelles dans les écoles sont actuellement en cours à Paris. La majorité concerne le temps périscolaire.

L’ampleur du phénomène a conduit Cash Investigation à enquêter sur les racines du problème. « Cash Investigation s’est intéressé aux origines du problème, à savoir les conditions de travail et de recrutement de ces animateurs », explique l’équipe d’Elise Lucet. Le constat est accablant : bon nombre de mairies se montrent peu regardantes sur les profils des postulants.

Le cas de David G. illustre cette négligence généralisée. Malgré ses antécédents dans une autre école, il a été recruté puis maintenu en poste. Les procédures de vérification semblent défaillantes, les signalements restent lettre morte.

Cette investigation met en lumière un système de recrutement insuffisamment sécurisé, où les vérifications de casier judiciaire et les enquêtes de moralité ne suffisent manifestement pas. Les conditions de travail précaires et le turnover élevé compliquent également le suivi des animateurs.

Le reportage de France 2 diffusé ce jeudi 29 janvier 2026 lève le voile sur un angle mort de la protection de l’enfance. Derrière ces 60 enquêtes se cachent des dizaines de familles confrontées au même cauchemar que Jérôme et Anne, attendant que la justice se prononce enfin.

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