
Ces dépôts surviennent deux jours après la mise en examen de Patrick Bruel dans plusieurs dossiers distincts, pour des faits de viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel. À ce stade, le chanteur bénéficie de la présomption d’innocence.
Son avocate, Me Jade Dousselin, qui représente plusieurs plaignantes, a déclaré à Mediapart que «les témoignages affluent en nombre» et que l’enquête pourrait connaître de nouvelles évolutions dans les prochaines semaines.
Amandine, 45 ans, décrit des années de silence après une phrase marquante
Parmi les deux nouvelles plaignantes figure Amandine, aujourd’hui psychothérapeute âgée de 45 ans. Selon son témoignage rapporté par Mediapart, elle aurait rencontré Patrick Bruel en 2000, alors qu’elle était étudiante et admiratrice du chanteur. Plusieurs rencontres auraient suivi au fil des années, dans le cadre de concerts et d’événements.

Amandine dit garder des souvenirs fragmentés de certains épisodes. Elle rapporte notamment une phrase qui l’aurait profondément marquée : «Ne le dis à personne, de toute façon personne ne te croira.» Elle explique : «Cette phrase s’est inscrite en moi. Elle a participé au silence. Elle a installé le doute.»
Son amie Mélanie, interrogée par Mediapart, apporte un éclairage complémentaire : «J’ai toujours senti que ce n’était pas sain.» Ces témoignages de l’entourage s’ajoutent au récit d’Amandine pour étayer la plainte déposée auprès du parquet de Nanterre.
Une mise en examen récente dans plusieurs dossiers
Patrick Bruel a été mis en examen quelques jours avant ces nouvelles plaintes pour des faits de viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel dans plusieurs dossiers distincts. La mise en examen signifie qu’il existe des indices graves ou concordants justifiant une enquête approfondie, sans préjuger de la culpabilité. L’artiste conteste l’ensemble des accusations.
Patrick Bruel évoque des «rapports consentis, répétés» et réfute toute contrainte
Dans ses échanges avec Mediapart, Patrick Bruel conteste fermement l’ensemble des accusations portées contre lui. Il assure n’avoir jamais exercé de «violence, de contrainte ni outrepassé un refus».

Concernant spécifiquement les faits rapportés par Amandine, le chanteur évoque au contraire des «rapports consentis, répétés» et réfute toute situation d’emprise, de hiérarchie ou de contrainte entre lui et la plaignante.
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