La justice a rouvert une enquête visant Patrick Bruel après une plainte déposée par Ophélie Fajfer pour des faits présumés remontant à 2015. La procédure avait été classée sans suite en 2022, faute d’éléments suffisants, mais elle revient aujourd’hui dans un contexte de multiplication des accusations visant le chanteur, qui les conteste et bénéficie de la présomption d’innocence.
En bref
- —Une plainte de 2015 rouverte
- —Patrick Bruel conteste les accusations
- —Plusieurs procédures sont évoquées
Une plainte classée puis relancée
L’affaire trouve son origine dans une plainte visant des faits présumés datant de 2015. Selon Marie France, Ophélie Fajfer avait saisi la justice plusieurs années après une rencontre avec Patrick Bruel dans la résidence de vacances du chanteur, à L’Isle-sur-la-Sorgue, en Provence.

La procédure avait été classée sans suite le 15 novembre 2022 par le parquet de Nanterre. Le motif avancé, rapporté par la source, tenait à une infraction jugée insuffisamment caractérisée, faute d’éléments objectifs permettant de contredire les dénégations du mis en cause.
La réouverture intervient alors que de nouvelles prises de parole et plaintes visant Patrick Bruel sont rapportées par plusieurs médias. Euronews évoque plusieurs enquêtes ouvertes en France et en Belgique pour des accusations de viols et de violences sexuelles, tandis que RTL a confirmé la plainte déposée par Flavie Flament le 13 mai 2026.
À ce stade, il s’agit d’accusations. Patrick Bruel n’a pas été condamné dans ces dossiers et conteste les faits qui lui sont reprochés.
Pour comprendre
Un classement sans suite ne signifie pas qu’un fait n’a pas existé : il indique que les éléments réunis n’ont pas permis, à ce stade, de caractériser suffisamment une infraction. Une réouverture permet à la justice de reprendre l’examen du dossier à la lumière d’éléments nouveaux ou d’un contexte procédural différent.
Le récit détaillé d’Ophélie Fajfer
Selon le récit rapporté par Marie France, Ophélie Fajfer était une jeune compositrice au moment des faits présumés. Elle aurait rencontré Patrick Bruel lors du tournage d’un clip des Enfoirés, puis se serait rendue chez lui dans l’espoir d’obtenir des conseils pour sa carrière artistique.

La plaignante affirme que les faits se seraient déroulés près de la piscine de la propriété. Elle dit que le chanteur l’aurait embrassée de force, puis aurait mal réagi lorsqu’elle a repoussé ses avances, en frappant l’eau du plat de la main et en lui lançant : « Ben alors casse-toi ».
Toujours selon ses déclarations, elle l’aurait ensuite rejoint dans l’eau. Elle affirme qu’il lui aurait saisi le poignet, guidé sa main vers son sexe en érection, puis l’aurait pénétrée avec un doigt. La jeune femme dit avoir ressenti une vive douleur et avoir exprimé : « Ça me fait mal ».
Ces éléments sont ceux de la plaignante tels qu’ils sont rapportés dans la source. Ils devront être examinés par la justice dans le cadre de la procédure rouverte.
La défense de Patrick Bruel
Patrick Bruel nie les accusations. Marie France rapporte que, lors de son interrogatoire, le chanteur aurait d’abord dit ne pas se souvenir précisément d’échanges avec la plaignante, avant de revenir sur ses propos et de livrer une version plus détaillée de la scène.

Dans cette seconde version citée par la source, il reconnaît un baiser dans la piscine mais affirme ne pas avoir perçu de refus au départ. Il dit avoir compris que la situation n’irait pas plus loin lorsque la jeune femme aurait détourné la tête et mis les mains contre sa poitrine.


