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22 mai 2026

Patrick Bruel : Marine Le Pen défend la présomption d’innocence

Invitée sur BFMTV, Marine Le Pen a réagi à l’affaire visant Patrick Bruel, accusé de violences sexuelles par plusieurs femmes. La présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale a défendu le principe de présomption d’innocence, tout en assumant son rejet personnel du chanteur.

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En bref

  • Marine Le Pen invoque l’état de droit
  • Des concerts restent maintenus
  • Patrick Bruel conteste les accusations

Marine Le Pen réagit sur BFMTV

Le sujet s’est invité dans l’entretien politique mené par Apolline de Malherbe sur BFMTV. Interrogée sur la possibilité pour Patrick Bruel de continuer à se produire sur scène malgré les accusations qui le visent, Marine Le Pen a répondu sans détour : « Il peut donner des concerts, mais personne n’est obligé d’aller les voir. »

Marine Le Pen réagit sur BFMTV
Image d’illustration © TOPTENPLAY

La responsable politique a ensuite ajouté une remarque personnelle, plus tranchante : « Moi, je n’irais pas. De toute façon, je n’y serais pas allée même à l’époque, parce que je ne l’aime pas. Il ne m’aime pas non plus. » Cette formule, reprise par Télé Star, a donné une tonalité très directe à un échange portant pourtant sur un principe juridique sensible.

Au-delà de cette appréciation personnelle, Marine Le Pen a surtout cherché à distinguer deux plans : le choix individuel du public, libre de ne pas assister à un concert, et la demande d’annulation d’un artiste avant une décision judiciaire définitive.

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Des accusations désormais au cœur du débat public

Patrick Bruel fait face depuis plusieurs semaines à une série d’accusations de violences sexuelles. Selon Euronews, le chanteur est visé par plusieurs enquêtes en France et en Belgique concernant des faits présumés qui s’étendraient de 1991 à 2019.

Des accusations désormais au cœur du débat public
Image d’illustration © TOPTENPLAY

L’affaire a pris une nouvelle dimension avec la plainte de Flavie Flament, qui accuse le chanteur de viol lorsqu’elle était adolescente. Sur RTL, l’animatrice a contesté la version de la défense et affirmé : « Je n’ai jamais eu de relations sexuelles consenties avec Patrick Bruel. »

Patrick Bruel conteste les faits. Par la voix de ses avocats, il a nié avoir drogué Flavie Flament ou l’avoir contrainte à un rapport sexuel. À ce stade, les accusations relèvent de procédures judiciaires en cours et aucune condamnation définitive n’est mentionnée dans les sources consultées.

La tournée estivale sous pression

La polémique se concentre désormais aussi sur les concerts prévus. D’après Télé Star, plusieurs pétitions ont été mises en ligne pour demander l’annulation de la tournée estivale de Patrick Bruel et sa déprogrammation de certains festivals.

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La tournée estivale sous pression
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Dans le même temps, des organisateurs maintiennent leurs dates. Interrogé par RTL, Daniel Devoux, producteur du festival L’été au château à Salon-de-Provence, a déclaré qu’il n’y avait « pas de déprogrammation du tout à l’ordre du jour ». Il a mis en avant la présomption d’innocence pour justifier ce maintien.

Le Monde rapporte aussi que plusieurs élus ont appelé le chanteur à suspendre ses concerts. Le débat ne porte donc plus seulement sur l’artiste et les plaignantes, mais aussi sur la responsabilité des salles, festivals, collectivités et organisateurs face à une affaire judiciaire encore ouverte.

31 700
C’est le nombre de signatures recueillies, selon Le Monde, par une pétition appelant les autorités locales à annuler des concerts de Patrick Bruel.

Présomption d’innocence et sanction sociale

Face à Apolline de Malherbe, Marine Le Pen a refusé l’idée de pousser plus loin les pressions pour obtenir l’annulation des concerts. Selon elle, une telle logique reviendrait à « rompre avec l’état de droit ».

Présomption d’innocence et sanction sociale
Image d’illustration © TOPTENPLAY

L’ancienne avocate a rappelé le principe suivant : tant qu’une personne n’est pas définitivement condamnée, elle reste présumée innocente. Elle a toutefois reconnu que chacun pouvait avoir sa « conscience personnelle » ou son « intime conviction » sur les faits.

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