Une nouvelle plainte visant Patrick Bruel a été déposée en Belgique par Karine Viseur, ancienne attachée de presse qui l’accompagnait lors d’une journée de promotion en 2010. Son témoignage, diffusé dans Sept à Huit et repris par Télé Star, décrit des propos et gestes qu’elle qualifie d’agression sexuelle. La justice belge a ouvert une enquête, mais l’ancienneté des faits allégués pose déjà la question de la prescription.
En bref
- —Plainte déposée en Belgique
- —Faits allégués en avril 2010
- —Enquête ouverte, prescription possible
Une journée de promotion au cœur du dossier
Les faits dénoncés par Karine Viseur remonteraient au 23 avril 2010. Ce jour-là, Patrick Bruel se trouve en Belgique pour promouvoir le film Comme les cinq doigts de la main, réalisé par Alexandre Arcady. L’artiste est accompagné par Karine Viseur, alors attachée de presse belge, chargée de l’accompagner tout au long de cette journée médiatique.

Selon le récit rapporté par Télé Star, le mari de Karine Viseur, Patrick Tamine, conduit le chanteur et l’attachée de presse. C’est dans ce contexte professionnel que les premiers propos déplacés auraient été tenus. Le témoignage évoque une remarque à caractère sexuel faite très rapidement après le début du trajet.
La formule reprise par le média, « Deux minutes, c’est le temps qu’il lui aura fallu », résume l’angle du témoignage : celui d’une journée qui aurait basculé presque immédiatement. À ce stade, il s’agit du récit de la plaignante et de son mari, dans un dossier désormais entre les mains de la justice belge.
Le témoignage précis de Karine Viseur
Dans le reportage de Sept à Huit, Karine Viseur décrit d’abord des gestes qu’elle attribue à Patrick Bruel dans la voiture. Elle affirme qu’il l’aurait prise dans ses bras, aurait passé une main dans son dos, puis serait descendu jusqu’à son fessier. Elle explique ne pas avoir voulu provoquer de scandale sur le moment, dans un cadre professionnel et en présence d’autres personnes.

Son récit se poursuit dans les locaux de la télévision belge. Karine Viseur affirme que le chanteur l’aurait saisie par les poignets et entraînée dans les toilettes. Elle dit avoir senti ses mains remonter sous sa robe et assure l’avoir repoussé à plusieurs reprises avant de parvenir à s’échapper.
L’ancienne attachée de presse décrit ensuite un contraste brutal entre le comportement qu’elle dit avoir subi et l’image publique de l’artiste. Elle parle d’un effet « Docteur Jekyll et Mister Hyde », opposant l’homme qu’elle accuse au chanteur admiré par ses fans. Ces déclarations constituent le cœur du nouveau volet belge de l’affaire.
Une plainte tardive et une enquête ouverte
Karine Viseur affirme avoir tenté de déposer plainte à l’issue de la journée de promotion. D’après son témoignage, sa démarche aurait alors été accueillie avec incrédulité. Elle rapporte notamment cette réaction : « C’est une blague, madame ? »

La plainte aurait finalement été déposée le 24 mars 2026. Selon Télé Star et d’autres médias ayant suivi le dossier, une enquête a été ouverte par la justice belge. Cette ouverture ne préjuge pas de la suite judiciaire : elle permet d’examiner les faits dénoncés, d’entendre les personnes concernées et d’évaluer les éléments disponibles.
L’un des enjeux majeurs porte sur la prescription. Les faits allégués datant de 2010, les autorités devront déterminer si une procédure peut encore aboutir. Cette question juridique pourrait peser lourdement sur le devenir du dossier, indépendamment de la force ou de la précision du témoignage.
Un nouveau volet dans une affaire plus large
Cette plainte belge s’inscrit dans un contexte plus large d’accusations visant Patrick Bruel. Le dossier a déjà fait l’objet de nombreux articles et témoignages, notamment après la médiatisation de récits de femmes ayant travaillé ou été en contact avec l’artiste dans différents cadres professionnels.

Dans ce type d’affaire, la prudence s’impose. Les faits évoqués par Karine Viseur sont des accusations, et Patrick Bruel bénéficie de la présomption d’innocence. Selon Le Monde, le chanteur conteste toute violence, brutalité ou coercition.
Le reportage de Sept à Huit donne toutefois une visibilité importante à ce nouveau témoignage. Il met aussi en lumière la difficulté, pour certaines plaignantes, de faire entendre des faits anciens, surtout lorsqu’ils impliquent une personnalité connue et se seraient produits dans un cadre professionnel.


