Le parquet a ouvert une enquête préliminaire pour exhibition sexuelle, infraction passible de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. La femme impliquée dans la scène est elle aussi visée par cette même procédure, les enquêteurs devant établir les responsabilités respectives des deux protagonistes.
Une tournée estivale fragilisée par les annulations en série
Dans les semaines qui ont suivi, plusieurs organisateurs ont pris leurs distances sans attendre l’issue de l’enquête. Dès le 4 août 2025, la commune de La Motte-du-Caire, dans les Alpes-de-Haute-Provence, annule le concert prévu le 20 août. Jean-Louis Recrosio, président du comité des fêtes, justifie la décision sans détour : « Ce n’est pas ce dont nous avions besoin et ce n’est pas l’image souhaitée. »

À Roquebrune-Cap-Martin, dans les Alpes-Maritimes, le festival Humour et Danse retire également l’animateur de son affiche. L’organisatrice Chantal Martino invoque des « raisons techniques » liées à la difficulté de faire manœuvrer « un très grand camion » dans la commune — une justification accueillie avec un large scepticisme.
En avril 2026, c’est un spectacle au Bascala de Bruguières, près de Toulouse, qui est annulé à son tour. Ces déprogrammations successives, aux motifs officiels variés, dessinent le portrait d’un artiste dont la réputation pèse désormais directement sur son agenda professionnel.
L’exhibition sexuelle, un délit aux contours juridiques complexes
L’exhibition sexuelle est un délit prévu par l’article 222-32 du code pénal français, constitué lorsqu’un acte sexuel est imposé à la vue d’autrui dans un lieu accessible au public. Dans l’affaire du Cap d’Agde, la question du consentement collectif du public — réuni dans un cadre naturiste — et du caractère intentionnel ou non des faits sont des éléments que l’enquête devra trancher. Le fait que les deux protagonistes soient visés par la même procédure illustre la complexité juridique de la situation.
Face à Tristan Waleckx : une défense explosive sur France 2
Le 12 mars 2026, l’émission Complément d’enquête sur France 2 consacre un numéro entier à l’affaire. Face au journaliste Tristan Waleckx, Patrick Sébastien adopte d’emblée une posture offensive plutôt que défensive.

L’animateur livre sa version des faits avec une franchise que ses interlocuteurs n’attendaient peut-être pas : « C’est une nana qui monte, qui m’attrape la bite, à qui je n’ai rien demandé. » Il nie catégoriquement tout comportement répréhensible de sa part : « Il n’y a pas de plainte contre moi. Je ne bois pas, je ne me drogue pas, je n’ai jamais violé personne. »
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