
Cette situation devrait prendre fin avec l’entrée en vigueur des nouvelles règles. «Avec les nouvelles règles, un automobiliste qui perdra son permis dans un pays européen pour une infraction grave ne pourra plus conduire dans aucun autre État membre», a affirmé le député européen italien Matteo Ricci.
La réforme prévoit également la dématérialisation progressive du permis de conduire. À terme, le document pourra être accessible directement depuis un smartphone, simplifiant à la fois les démarches administratives et les contrôles routiers.
Conduite accompagnée dès 17 ans et angles morts : les nouvelles règles pour les jeunes
La réforme ne concerne pas uniquement les conducteurs âgés. Du côté des nouveaux conducteurs, la période probatoire est ramenée à deux ans, mais avec un encadrement plus strict et des sanctions durcies en cas d’infraction.

Autre changement notable : dès 17 ans, les jeunes pourront accéder à la conduite accompagnée, que ce soit pour une voiture ou une moto. Une mesure qui élargit l’accès à l’apprentissage anticipé.
La réforme intègre aussi de nouveaux contenus pédagogiques axés sur la protection des usagers les plus exposés, notamment les piétons et les cyclistes. Des notions comme les angles morts ou les dangers liés à l’ouverture des portières seront davantage intégrées à l’apprentissage.
Enfin, les risques liés à l’utilisation du smartphone au volant seront mieux pris en compte et plus largement abordés lors de l’examen du permis de conduire.
La réforme adoptée par le Parlement européen doit désormais être transposée dans le droit de chaque État membre, un processus qui laisse encore des questions ouvertes : la France optera-t-elle pour l’examen médical ou la déclaration sur l’honneur pour les conducteurs de plus de 65 ans ? Les modalités exactes du contrôle à l’échéance des 15 ans restent également à préciser au niveau national. La dématérialisation du permis, quant à elle, dépendra du calendrier de déploiement que chaque pays choisira d’adopter.
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