Ce dimanche de janvier marque le point de départ d’une angoisse qui va durer dix-sept jours. Entre le lycée de Pessac où elle était scolarisée et les rues de Bordeaux où son téléphone sera géolocalisé pour la dernière fois, la jeune fille disparaît sans laisser de traces explicites. L’altercation du matin, le retour à la maison, puis ce départ définitif : ces quelques heures constituent les derniers moments connus de Tyah Halidi Selemani, avant que son visage ne commence à circuler partout dans la métropole bordelaise.

Dix-Sept Jours De Recherches Intenses Et D’Espoir
Le téléphone de Tyah est géolocalisé pour la dernière fois dans le quartier de Bacalan, à Bordeaux, avant de s’éteindre définitivement. Cette trace numérique, aussi fugace soit-elle, déclenche immédiatement l’ouverture d’une enquête pour disparition inquiétante d’une mineure, confiée à des enquêteurs spécialisés.
Les moyens déployés sont considérables. Les enquêteurs épluchent les images de vidéosurveillance, ratissent les berges de la Garonne, multiplient les vérifications. Parallèlement, associations et proches se mobilisent massivement pour relayer avis de recherche et photos de l’adolescente. Son visage circule partout sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux, alimentant une vague de solidarité dans toute la métropole bordelaise.
Jours après jours, l’espoir s’amenuise. Les pistes explorées ne débouchent sur rien de décisif. Les témoignages se font rares, les indices concrets inexistants. La famille et les camarades du lycée Pape-Clément scrutent chaque information, chaque nouvelle diffusée, dans l’attente d’un signe qui ne vient pas.
Cette angoisse collective va durer plus de deux semaines. Malgré la mobilisation importante et les recherches méthodiques, aucune trace tangible de Tyah n’émerge. L’adolescente semble s’être volatilisée après ce passage éclair à Bacalan. Jusqu’à ce jeudi 29 janvier, où un promeneur fait une découverte glaçante dans le parc de l’Ermitage à Lormont.
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