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17 septembre 2026
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Philippe Etchebest soutient le blocage d’Ambès : pourquoi l’intervention policière du 10 janvier a dégénéré

La France agricole ne crie plus sa colère, elle hurle…

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

L’Explosion Sociale Du Monde Agricole

La France agricole ne crie plus sa colère, elle hurle son épuisement. En ce début d’année 2026, les exploitants se retrouvent pris dans un étau aux mâchoires multiples : réglementations qui s’empilent, accord Mercosur jugé déloyal, nouvelles taxes sur le carburant et les engrais qui plombent les budgets déjà exsangues. La Coordination Rurale et la FNSEA sonnent l’alarme d’une profession au bord de l’asphyxie économique.

Le tableau s’assombrit encore avec l’apparition de la dermatose nodulaire contagieuse, une crise sanitaire qui ravage les cheptels et achève de faire basculer des exploitations dans le rouge. Pour beaucoup d’agriculteurs, joindre les deux bouts relève désormais de l’impossible. Cette accumulation de difficultés crée un cocktail explosif où le sentiment d’abandon le dispute à la révolte pure.

Face à ce qui ressemble à une mise à mort programmée de leur profession, les paysans refusent désormais la résignation. « Ils nourrissent la population, font que le terroir existe, que les beaux produits existent », rappellera plus tard Philippe Etchebest. Mais pour l’heure, ces gardiens de notre patrimoine gastronomique se sentent trahis par des accords commerciaux qui sacrifient leur avenir sur l’autel de la mondialisation. La colère a franchi un cap, et le passage à l’action ne se fera plus attendre.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Le Blocage Stratégique De Bassens : Une Action Coup De Poing

Le 8 janvier 2026, une quarantaine de tracteurs, camions et véhicules légers prennent position sur le dépôt pétrolier DPA d’Ambès, géré par Desmé. L’objectif des agriculteurs de la Coordination Rurale : neutraliser l’accès aux carburants pour contraindre le gouvernement à entendre leurs revendications. Une cinquantaine de manifestants organisent une occupation jour et nuit, transformant ce site stratégique en symbole de leur détermination.

Le choix de cette cible n’a rien d’anodin. En coupant les approvisionnements de toute une région, les agriculteurs frappent là où ça fait mal : l’économie locale, les stations-service, la chaîne logistique. Cette action coup de poing vise à mettre en lumière leur colère contre l’accord Mercosur et la gestion catastrophique de la dermatose nodulaire contagieuse qui décime leurs troupeaux.

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