Ces éléments inhabituels transforment ce qui aurait pu être une chute accidentelle en une scène de crime potentielle. Le parquet de Paris ne perd pas de temps : une enquête pour « meurtre par conjoint » est immédiatement ouverte. Au sixième étage de l’immeuble, Philippe P., 62 ans, est interpellé alors qu’il sort de l’appartement conjugal. La garde à vue est immédiate, la suspicion maximale.

L’Enquête Initiale Et L’Interpellation Du Réalisateur
Dès les premières heures, plusieurs indices orientent les enquêteurs vers une hypothèse criminelle. Ce manche de couteau retrouvé sur le trottoir intrigue : lors de la perquisition de l’appartement du sixième étage, les policiers découvrent des couteaux de cuisine dont les manches ressemblent étrangement à celui retrouvé près du corps. Les blessures de Tatiana, localisées à l’abdomen mais également aux doigts, semblent alors pouvoir être mises en relation avec cet objet.
La fouille de l’appartement révèle un autre élément déterminant : de la cocaïne est trouvée sur une table. Cette découverte confirme que le couple avait consommé des stupéfiants peu avant le drame, ajoutant une dimension supplémentaire à l’enquête. L’état psychologique de Philippe P. au moment de son interpellation attire particulièrement l’attention des forces de l’ordre. Selon une source citée par Actu17, le sexagénaire « n’était pas dans son état normal ». Le Parisien précise qu’il affichait un « regard hagard, abattu » et répondait de « manière évasive » aux questions.
Sa présence sur les lieux au moment exact du drame, combinée à ces éléments matériels troublants et à son comportement désorganisé, justifie pleinement sa mise en garde à vue. L’hypothèse du meurtre conjugal semble alors tenir, portée par un faisceau d’indices convergents. Pourtant, les analyses médico-légales vont bouleverser cette première lecture des faits.


