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11 septembre 2026
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Pierre Ménès met en garde contre l’emballement autour de la succession Deschamps-Zidane en équipe de France

Le consultant va plus loin en évoquant « un état de grâce absolument incroyable, peut-être même un peu indécent ». Il pointe une forme d’idolâtrie qui précédera les premiers matchs, les premiers choix tactiques, les premières convocations. Cette béatification anticipée pourrait créer un contexte où toute critique constructive deviendra impossible, au moins durant les premiers mois. Un environnement qui, selon Ménès, empêchera toute évaluation objective du travail accompli.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Les Doutes Sur Le Style De Jeu : L’Héritage Du Real Madrid Questionné

Au-delà de l’aspect médiatique, Pierre Ménès s’interroge sur la dimension strictement sportive. Il rappelle que le Real Madrid version Zidane ne brillait pas toujours par son jeu spectaculaire. « Ce n’était pas toujours extraordinairement flamboyant », souligne-t-il en évoquant les trois Ligues des champions remportées entre 2016 et 2018. Les Merengue s’appuyaient davantage sur l’efficacité collective et le talent individuel que sur un système révolutionnaire.

Cette référence n’est pas anodine. Elle vise à tempérer les espoirs d’une révolution tactique avec les Bleus. Le journaliste insiste sur une évidence souvent négligée : « Ce n’est pas parce que Zidane va s’asseoir sur le banc à la place de Deschamps que l’effectif de l’équipe de France va changer ». Les mêmes joueurs, les mêmes caractéristiques, les mêmes limites structurelles demeureront. Un changement d’entraîneur ne transforme pas instantanément un collectif.

Pierre Ménès poursuit son analyse en soulignant que l’effectif joue un rôle déterminant dans les performances. Au Real, Zidane disposait de Modric, Kroos, Benzema et Cristiano Ronaldo. En équipe de France, il héritera du groupe actuel, avec ses qualités mais aussi ses zones d’ombre. Les attentes seront maximales, mais la marge de progression réelle reste incertaine. Une réalité qui pourrait vite confronter l’enthousiasme initial aux contraintes du terrain.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Une Relation Personnelle Tendue Mais Une Analyse Promise Mesurée

Cette lucidité affichée trouve peut-être son origine dans un aveu sans détour. Pierre Ménès n’a jamais caché ses réserves personnelles envers l’ancien numéro 10. « Vous le savez, je ne porte pas l’homme Zidane dans mon cœur », déclare-t-il dans Face à Pierrot. Une franchise rare dans un paysage médiatique où l’icône madrilène bénéficie d’un statut quasi intouchable. Le journaliste assume ce positionnement à contre-courant, refusant l’unanimisme ambiant.

Toutefois, il précise aussitôt sa démarche. Malgré cette distance personnelle, il s’engage à maintenir une analyse rigoureuse et mesurée. Pas question de laisser ses sentiments dicter ses jugements futurs. Cette promesse d’objectivité intervient alors que le climat autour de Zidane s’annonce particulièrement émotionnel. « Il va y avoir un état de grâce absolument incroyable, peut-être même un peu indécent », prédit-il, conscient du défi que représente une posture critique dans ce contexte.

Pierre Ménès se positionne ainsi en observateur lucide face à l’euphorie collective anticipée. Ni hostile par principe, ni aveuglé par l’aura du champion du monde 1998. Une posture d’équilibriste qui pourrait s’avérer précieuse lorsque les premiers résultats viendront confronter les espoirs à la réalité du très haut niveau. Le début d’une ère Zidane scrutée avec une attention décuplée, entre espoirs démesurés et exigences sportives concrètes.

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