
La « théorie du bleu » n’est pas nouvelle. Elle a déjà circulé après les feux de Paradise en 2018, à Hawaï en 2023, au Chili en 2024 et près de Los Angeles. À chaque fois, le même schéma: un objet ou un bâtiment de couleur bleue épargné par les flammes, et l’idée qu’il résisterait à un phénomène inexplicable ou délibéré.
Une théorie qui ressurgit à chaque grand incendie
La « théorie du bleu » circule depuis au moins les feux de Paradise en Californie en 2018. Elle a resurgi à Hawaï en 2023, au Chili en 2024 et près de Los Angeles, toujours portée par des images d’objets bleus épargnés par les flammes. Son mécanisme est invariable: une coïncidence visuelle frappante suffit à relancer l’accusation d’armes secrètes.
Des armes secrètes et une couleur divine: le contenu de la théorie
Au cœur de cette théorie se trouve une accusation précise: les incendies ne seraient pas naturels, mais provoqués par des armes à énergie dirigée, désignées sous l’acronyme DEW. Ces armes tireraient des rayons capables d’enflammer sélectivement des zones, tout en épargnant les objets de couleur bleue.

La conséquence pratique promue sur les réseaux: peindre son toit en bleu pour se protéger. Une vidéo montrant un homme en train de repeindre sa toiture en bleu, en expliquant que cette couleur « appartiendrait à Dieu » et serait donc épargnée, a été vue plus de 1,8 million de fois sur X. Ce mélange de références religieuses, de technologie militaire et d’images spectaculaires séduit, mais ne repose sur aucune preuve matérielle.
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