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7 juillet 2026

Prix des carburants : l’État a récolté 270 millions d’euros en mars, mais la crise lui coûte 430 millions

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Bataille Politique Autour Des 270 Millions : Les Demandes De L’Opposition Rejetées

Cette arithmétique budgétaire n’a pas empêché l’opposition de réclamer sa part. Marine Le Pen a exigé que le surplus soit affecté à la baisse des taxes sur les carburants, tandis que Laurent Wauquiez chiffrait à 2 à 3 milliards d’euros les recettes totales depuis le déclenchement de la guerre, exigeant qu’elles soient « redonnées aux automobilistes ».

L’écart entre l’évaluation gouvernementale de 270 millions pour mars et celle de l’opposition sur plusieurs mois alimente les accusations d’opacité. D’autant que Sébastien Lecornu avait lui-même suggéré mercredi d’utiliser ces « surplus » pour financer l’électrification de l’économie, avant que David Amiel ne corrige le tir quarante-huit heures plus tard.

Cette contradiction apparente a nourri les soupçons d’un « trésor caché », que le ministre s’est employé à dissiper en qualifiant ces rumeurs de « fausses ». Mais les chiffres parlent d’eux-mêmes à la pompe : le gazole atteint 2,282 euros le litre, soit une hausse de 32,6 % par rapport aux 1,72 euro d’avant-crise.

Face à cette flambée, les demandes d’allègement fiscal massif se heurtent à la doctrine budgétaire du gouvernement. David Amiel a tranché : pas de mesure générale, seulement des aides ciblées attendues début avril après consultation des filières concernées.

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