Selon le professeur Christian Grosse, spécialiste des tests non destructifs à l’Université technique de Munich, cette approche permet « d’obtenir une lecture d’une précision inédite sur l’intérieur de la pyramide sans altérer sa structure ». Ces résultats, publiés en 2025 dans la revue NDT & E International, marquent une avancée majeure dans l’étude du monument. La zone polie à l’est n’est désormais plus seulement un élément décoratif : elle pourrait bien dissimuler un accès pensé par les bâtisseurs eux-mêmes. La configuration de ces cavités suggère un aménagement délibéré, ouvrant la voie à une hypothèse audacieuse.

Deux Cavités Remplies D’Air : Vers La Découverte D’Un Passage Secret
Cette hypothèse audacieuse prend corps à mesure que les données convergent. La configuration des deux cavités ne relève pas du hasard : leur alignement et leurs dimensions évoquent un espace aménagé volontairement plutôt qu’une simple irrégularité de construction. Les bâtisseurs de l’Ancien Empire maîtrisaient parfaitement l’art de dissimuler les accès stratégiques, et Mykérinos ne fait probablement pas exception.
Un détail architectural renforce cette piste. Le bloc trapézoïdal qui recouvre l’une des anomalies présente une résistivité électrique bien supérieure au reste de la façade. Cette propriété physique distincte suggère un choix délibéré : protéger l’entrée tout en la rendant invisible. Une telle disposition rappelle les techniques de camouflage déjà observées dans d’autres monuments funéraires égyptiens.
Le parallèle avec Khéops s’impose naturellement. En 2023, la même équipe du projet ScanPyramids avait révélé l’existence d’un corridor caché dans la grande pyramide, confirmant que les anciens Égyptiens concevaient des points d’accès multiples sur des faces jusqu’ici ignorées. Cette découverte bouleverse la lecture traditionnelle des pyramides comme structures à entrée unique.
La zone polie de granit n’est donc pas qu’un vestige esthétique. Elle pourrait bien abriter une structure interne demeurée invisible pendant plus de quatre millénaires, un passage secret pensé pour défier le temps et les regards. Reste désormais à déterminer l’extension réelle de ces cavités et ce qu’elles dissimulent véritablement.

Une Collaboration Internationale Pour Révéler Le Plan Secret
Face à l’ampleur de cette découverte, la prudence scientifique reste de mise. L’extension réelle des cavités demeure inconnue, et leur nature exacte nécessite des investigations complémentaires. Des techniques comme la muographie, qui utilise les rayons cosmiques pour cartographier les volumes internes, ou la thermographie infrarouge pourraient apporter des réponses décisives dans les prochains mois.
Le projet ScanPyramids mobilise une alliance scientifique exceptionnelle : l’Université du Caire, l’Université technique de Munich, Dassault Systèmes, l’Institut du Patrimoine, l’Université de Portland et l’autorité égyptienne des antiquités coordonnent leurs expertises pour percer ce mystère millénaire. Cette synergie internationale garantit une approche rigoureuse, croisant les méthodologies et multipliant les angles d’analyse.
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