
C’est finalement une proposition revue à la hausse — 20,35 milliards d’euros — qui a emporté la décision. Le 17 avril 2026, Altice a officiellement annoncé l’acceptation de cette offre formulée conjointement par Orange, Free (groupe Iliad) et Bouygues Telecom. Les négociations exclusives entre les parties sont ouvertes et courent jusqu’au 15 mai 2026 pour finaliser les contrats.
Cette vente marque une rupture majeure dans le paysage des télécoms français. SFR, fondé en 1987 et longtemps deuxième opérateur du pays, va cesser d’exister en tant qu’entité indépendante.
La dette qui a tout précipité
La vente de SFR n’est pas le fruit d’une stratégie délibérée, mais d’une nécessité financière. La maison mère du groupe, Altice, traîne depuis plusieurs années une dette colossale qui a fragilisé l’ensemble de ses activités. Patrick Drahi a tenté de résister à la pression de ses créanciers, mais le rejet d’une première offre à 17 milliards d’euros n’a fait que temporiser l’inévitable.
Orange, Free, Bouygues : qui récupère quoi ?
Le rachat de SFR n’est pas une acquisition classique : il s’agit d’un démantèlement organisé entre trois acheteurs aux parts inégales. Selon les termes de l’accord, Bouygues Telecom s’impose comme le grand gagnant avec 43 % des parts, devant Free/Iliad (30 %) et Orange (27 %).
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