Cette discrétion n’est pas fortuite. Rachida Dati l’explique par le double standard qui pèse selon elle sur les femmes en politique : « Une femme, si elle affiche différentes relations, on la dit instable, séductrice, voire pire. D’ailleurs, vous remarquerez que très peu de femmes politiques le font. Et quand elles le font, ce sont elles que l’on juge. » Sa fille Zohra, âgée de 17 ans, constitue une raison supplémentaire de maintenir cette frontière entre vie publique et vie privée.
À quelques mois de son procès, Rachida Dati présente un double visage : celui d’une élue combative qui nie toute irrégularité et prépare une défense procédurale solide, et celui d’une femme qui revendique le droit à une vie privée protégée des commentaires. Les audiences de septembre 2026 diront si la justice retient les accusations de corruption passive. En attendant, ses confidences amoureuses rappellent que, quelle que soit la pression des projecteurs, une partie de la vie des personnalités publiques résiste — parfois avec raison — à la lumière.

