
La préfecture a évalué la présence sur place à 2 000 personnes et 600 véhicules, après un vol de reconnaissance par hélicoptère. De son côté, Simon Poppy, adjoint à Ferrières-les-Verreries et président de FNE Occitanie-Méditerranée, a estimé le nombre de participants à 5 000.
L’ampleur du rassemblement s’est aussi lue sur les routes. À l’arrivée des gendarmes, une file de véhicules obstruait déjà l’accès au secteur. Des plaques d’immatriculation venues d’Espagne, d’Italie, de Suisse et d’Allemagne ont été relevées, signe d’un événement dépassant largement l’échelle locale.
Le plan préfectoral n’a pas empêché l’installation
La préfecture de l’Hérault avait pourtant déclenché la veille le plan « rave bleue » afin d’éviter l’installation d’un rassemblement non déclaré. Dans un communiqué cité par Midi Libre, la préfète Chantal Mauchet avait rappelé que « les rave parties ne sont pas les bienvenues sur le territoire ».

Les autorités mettent en avant des risques concrets pour la sécurité des participants, notamment les incendies, ainsi que des atteintes possibles à l’environnement, en particulier sur des terres agricoles ou des zones protégées. Un arrêté préfectoral interdit par ailleurs l’organisation de rave parties dans l’Hérault.
Malgré la mobilisation des militaires du groupement de gendarmerie de l’Hérault, l’installation n’a pas pu être empêchée à temps. Selon la préfète, les forces de l’ordre ont empêché une installation dans le cœur de l’Hérault, mais pas celle de Ferrières-les-Verreries.
Un encadrement de plus en plus sensible
La préfecture de l’Hérault avait déclenché le plan « rave bleue » avant le rassemblement et rappelle qu’un arrêté interdit ces événements dans le département. Le dossier s’inscrit aussi dans un débat national ravivé par le projet de loi Ripost, adopté par le Sénat le 26 mai 2026.
Barrages, contrôles et possible évacuation
Samedi après-midi, Chantal Mauchet s’est rendue sur place. La préfète a pris un arrêté d’interdiction de la circulation sur les deux routes départementales qui desservent le site, afin de limiter l’arrivée de nouveaux véhicules.

Des barrages ont été mis en place pour fermer les accès au rassemblement. La préfète a également annoncé que tous les véhicules sortants seraient contrôlés, une mesure destinée à encadrer la sortie progressive des participants.
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