L’examen du texte débute dès lundi à l’Assemblée nationale, en première lecture, dans le cadre de la niche parlementaire EPR. Le calendrier législatif se resserre drastiquement : de la discussion parlementaire à la mise en œuvre effective avant septembre 2026, le gouvernement se donne moins de huit mois pour transformer cette promesse en réalité contraignante pour les plateformes numériques.

Un Combat Présidentiel De Huit Ans Pour La Régulation Numérique
Cette accélération s’inscrit dans une stratégie de long terme. Emmanuel Macron rappelle son engagement « dès 2018, à l’Unesco » pour la régulation des plateformes numériques. Le président évoque les initiatives successives portées dans le cadre du Forum de Paris sur la Paix, notamment la création d’un laboratoire dédié à la protection des enfants face aux dangers du numérique.
La trajectoire législative démontre une escalade progressive. « Nous avons aussi porté plusieurs textes de loi ces dernières années pour protéger les enfants et les adolescents face aux écrans, aux portables », énumère-t-il, citant la loi Studer, celle de Laurent Marcangeli visant à instaurer une majorité numérique et à lutter contre la haine en ligne, ainsi que la loi sur le numérique.
Cette nouvelle proposition se veut pourtant plus radicale. Le président salue un « texte beaucoup plus simple » qui traduit directement la promesse faite : interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, tout en étendant l’interdiction des portables dans les lycées. Huit ans après les premières discussions internationales, la France franchit le pas d’une interdiction pure, abandonnant les approches de régulation au profit d’une mesure coercitive assumée.

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