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30 juin 2026
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Retraite à 62 ans : cette hôtesse Air France touche 2 700 €/mois

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Laurence elle-même reconnaît avoir été «chanceuse», selon ses propres mots rapportés par le Journal du Net. Sa situation, peu commune, tient à la fois à la durée de sa carrière et aux spécificités du régime de retraite auquel elle a cotisé.

87,5 %
C’est le taux de remplacement de la pension de Laurence par rapport à son dernier salaire, contre 74 % en moyenne selon l’OCDE.

La CRPN, un régime à part dans le paysage des retraites

La Caisse de retraite du Personnel Navigant (CRPN) est un régime spécial qui s’applique à tous les professionnels de l’aviation, qu’ils travaillent pour une compagnie publique ou privée. Elle fonctionne en parallèle de la CNAV et remplace le régime complémentaire Agirc-Arrco pour la majeure partie de la carrière des navigants. Ce système, pensé pour les contraintes spécifiques du métier, aboutit à des niveaux de pension souvent plus élevés que dans d’autres secteurs.

CNAV et CRPN : les deux caisses qui composent la pension des personnels navigants

La pension de Laurence repose sur deux sources distinctes. La CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse) lui verse 1 200 euros nets par mois. La CRPN (Caisse de retraite du Personnel Navigant), propre au secteur aérien, complète avec 1 500 euros nets mensuels.

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Documents de pension de retraite CNAV et CRPN sur une table
Image d’illustration © Toptenplay

La CRPN se distingue du régime complémentaire Agirc-Arrco, qui s’applique aux salariés du secteur privé en général. Elle couvre l’ensemble des professionnels navigants — pilotes, stewards, chefs de cabine et hôtesses de l’air — quel que soit le statut de leur employeur.

«Dans l’aviation, peu importe si on travaille pour une entreprise privée ou publique, on cotise tous pour la CRPN», souligne Laurence. En dehors de ces deux pensions mensuelles, elle a également perçu un versement unique de 1 900 euros de l’Agirc-Arrco en 2023, correspondant aux cotisations accumulées lors de ses emplois étudiants, avant le début de sa carrière aérienne.

Des primes de vol qui rendaient le salaire variable — et la retraite plus lisible

En fin de carrière, le salaire brut de Laurence atteignait 3 954 euros. Mais en raison des primes et indemnités liées au métier, ses revenus nets variaient entre 2 900 et 3 200 euros par mois.

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Personnel navigant de dos dans une passerelle d'embarquement, fin de carrière
Image d’illustration © Toptenplay

Ces compléments de rémunération sont multiples : primes de vol calculées selon le nombre d’heures et la nature des trajets (courts, moyens ou longs courriers), majorations pour les vols de nuit, indemnités d’escale couvrant les nuits passées à l’étranger. Air France garantissait par ailleurs une rémunération minimale en cas d’impossibilité de voler.

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