Ce montant représente un coup dur pour des ménages dont les revenus stagnent. L’Agirc-Arrco a prévu un mécanisme de lissage sur un an, mais uniquement pour les pensionnés qui passent pour la première fois du taux réduit à un taux supérieur. Cette protection partielle laisse sur le carreau tous ceux qui basculent du taux médian au taux normal. Aucune disposition spécifique n’encadre leur situation, exposant ces retraités à une hausse brutale sans atténuation progressive.
La concentration du rattrapage en mars amplifie l’effet psychologique. Voir disparaître d’un coup plus de 130 euros de son budget mensuel marque davantage qu’une ponction étalée. Pour des millions de bénéficiaires, cette révision technique se mue en baisse tangible du pouvoir d’achat dès le printemps 2026. Les associations de retraités alertent sur les difficultés à absorber ce choc, particulièrement pour les pensionnés aux revenus modestes déjà fragilisés par l’inflation persistante des dépenses contraintes.
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