Cette transition marque la fin programmée d’un système qui permettait des départs massifs avant 60 ans. Les nouveaux embauchés ne cotisent plus à la Caisse de prévoyance et de retraite du personnel de la SNCF, mais au régime général de la Cnav, alignant progressivement leurs conditions sur celles du secteur privé. Le calcul sur les six derniers mois, plus avantageux que la moyenne des 25 meilleures années, disparaît pour les générations futures.
Partir à 57 ans avec une pension de 1 950 euros nets devrait donc devenir nettement plus rare, voire impossible pour les prochaines cohortes. Le profil d’Evelyne – recrutée jeune, carrière complète dans l’entreprise, départ anticipé avec taux plein – illustre un modèle social en voie d’extinction. Une page se tourne dans l’histoire du régime spécial ferroviaire, remettant en question l’équilibre entre pénibilité reconnue et avantages financiers qui caractérisait ce système depuis des décennies.
Articles suggérés
Caisses automatiques: la fraude par superposition inquiète
Une méthode de fraude aux caisses automatiques, la « technique de la superposition », inquiète la grande distribution depuis quelques mois. Elle consiste à…

