Sa position sur les entreprises est sans ambiguïté: il s’est engagé à ne pas augmenter leur fiscalité, estimant qu’elles paient déjà « trop d’impôts ». En revanche, il a indiqué que l’effort devra être partagé entre les retraités, les salariés et l’État, sans préciser à ce stade sous quelle forme.
Hausse de CSG et suppression de l’abattement: deux pistes qui coûteraient cher aux retraités
La première piste envisagée consiste à aligner la CSG des retraités imposables sur celle des salariés. Aujourd’hui, un retraité imposable au taux normal acquitte 8,3% de CSG sur sa pension brute, contre 9,2% pour un salarié. Une hausse de 0,9 point représenterait en moyenne 16 euros de moins par mois pour une pension de 1 800 euros, soit environ 195 euros par an. Pour une pension de 2 000 euros, la perte annuelle atteindrait 216 euros.

La deuxième piste, également défendue par le Medef, serait la suppression de l’abattement fiscal de 10% appliqué aux pensions de retraite. Sa disparition pourrait entraîner plusieurs centaines d’euros d’impôt supplémentaire pour un couple de retraités déclarant 2 000 euros bruts par mois. Aucune de ces deux mesures n’a toutefois été officiellement annoncée par le candidat.
Un système de retraites sous pression croissante
Le Conseil d’orientation des retraites a publié en juin 2026 un rapport estimant qu’un âge moyen de départ à 67,6 ans serait nécessaire pour équilibrer les comptes à l’horizon 2070. Une réforme des retraites avait déjà été adoptée ces dernières années, et la loi de financement avait introduit un décalage de six mois de la revalorisation des pensions de base. La question de l’équilibre du régime s’impose désormais comme un enjeu central de la campagne présidentielle de 2027.
Revalorisations gelées et capitalisation: d’autres leviers sur la table
Troisième piste: des revalorisations de pensions moins importantes, voire reportées. Une mesure de ce type a déjà été appliquée récemment, avec le décalage de six mois de la revalorisation des pensions de base prévu par la loi de financement de l’an dernier.

Par ailleurs, l’introduction d’une part de capitalisation dans le système est défendue, avec un objectif de 10% à 15% des pensions versées dans quinze ans. Cette mesure concernerait principalement les futures générations de retraités, et non les pensionnés actuels.
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