L’Assemblée nationale devait se prononcer, selon aufeminin, sur une suspension temporaire de la réforme des retraites de 2023. Si la mesure est votée dans les termes présentés par le gouvernement, certains assurés pourraient partir plus tôt, avec un âge légal maintenu à 62 ans et 9 mois.
En bref
- —Âge légal gelé à 62 ans et 9 mois
- —1964 et début 1965 cités
- —Coût total estimé à 2,2 milliards
Le gel maintiendrait l’âge légal à 62 ans et 9 mois
Selon aufeminin, le gouvernement a déposé un amendement pour suspendre les effets de la réforme des retraites de 2023 jusqu’au 1er janvier 2028. L’objectif serait de bloquer provisoirement la montée progressive de l’âge légal de départ.

Dans le dispositif décrit par le média, l’âge d’ouverture des droits resterait fixé à 62 ans et 9 mois. La réforme initiale prévoyait une poursuite du relèvement, avec un âge légal appelé à augmenter selon l’année de naissance.
Aufeminin, en citant Le Parisien, indique que cette première mesure représenterait un coût supplémentaire estimé à 700 millions d’euros d’ici 2027. Ce chiffre concerne le gel principal, avant prise en compte des extensions à d’autres profils.
Les nés en 1964 et début 1965 sont explicitement cités
L’article source affirme que les personnes nées entre 1964 et 1968 pourraient être concernées par la suspension. Dans le détail, il insiste surtout sur les assurés nés en 1964 et sur ceux du premier trimestre 1965.

Pour les assurés de droit commun mentionnés par aufeminin, l’âge légal resterait à 62 ans et 9 mois. L’article indique aussi que le nombre de trimestres requis serait gelé : 170 trimestres pour les 1964, 171 pour les 1965, puis 172 pour les générations suivantes.
Le cas du premier trimestre 1965 aurait été ajouté pour éviter une rupture entre assurés très proches par leur date de naissance. Selon la source, ces personnes conserveraient un départ possible à 62 ans et 9 mois avec 170 trimestres à valider.
Pour les lecteurs concernés, l’enjeu pratique serait de vérifier leur relevé de carrière auprès de l’assurance retraite. L’âge légal ne suffit pas à lui seul : la durée d’assurance conditionne aussi le niveau de la pension de retraite.
Ce que change la réforme de 2023
La réforme des retraites de 2023 a engagé le relèvement progressif de l’âge légal de départ de 62 à 64 ans. La suspension décrite par aufeminin viserait à geler temporairement cette trajectoire, sans supprimer définitivement la réforme.
Carrières longues et invalidité seraient ajoutées au dispositif
Selon aufeminin, le gouvernement aurait aussi intégré à la dernière minute des profils déjà éligibles à un départ anticipé. Seraient notamment cités les assurés relevant des carrières longues, de l’inaptitude ou de l’invalidité.

Ces profils ne seraient pas seulement concernés par l’âge légal. L’article indique qu’ils pourraient bénéficier, dès septembre 2026, d’un abaissement de la durée d’assurance requise.
Cette extension aurait été demandée par la gauche lors des négociations, d’après la source. Elle vise des personnes qui partent déjà plus tôt que le régime général, mais dont les droits peuvent dépendre fortement du nombre de trimestres validés.
Fonction publique et régimes particuliers porteraient le coût à 2,2 milliards
La suspension ne viserait pas seulement les salariés du régime général. Selon aufeminin, elle s’étendrait aussi aux catégories actives et super-actives de la fonction publique, comme les douaniers, infirmiers, policiers, pompiers ou contrôleurs aériens.

Ces métiers bénéficient déjà, selon l’article, de départs anticipés liés à la dangerosité ou à la pénibilité du poste. Les militaires ayant plus de 15 ans de service et les infirmiers de catégorie A seraient également inclus dans le périmètre mentionné.
Le texte viserait aussi les salariés et fonctionnaires de Saint-Pierre-et-Miquelon. Dans ce cas, selon aufeminin, le gel permettrait un départ à 62 ans après 167 trimestres cotisés.
Avec l’ensemble de ces extensions, le gouvernement évaluerait le coût total à 2,2 milliards d’euros d’ici fin 2027. Ce montant est présenté par la source comme l’un des principaux points de tension politique autour de la suspension.
La suite dépend du vote parlementaire et du texte définitivement adopté. Les points à surveiller seront le périmètre exact des générations concernées, l’application aux départs anticipés à partir de septembre 2026 et la façon dont les caisses de retraite mettront à jour les droits individuels.


