📌 Romans-sur-Isère : un père de famille agresse un collégien de 13 ans à la sortie de l’établissement après un conflit entre leurs enfants
Posted 31 mars 2026 by: Admin

L’Agression Devant Le Collège De Romans-Sur-Isère
Le 26 mars, à 17 heures, la sortie du collège Triboulet de Romans-sur-Isère bascule dans la violence. Un homme d’une quarantaine d’années agresse Marius, 13 ans, sous les yeux du personnel de surveillance. La scène, brutale, se déroule en quelques secondes : l’adulte saisit le collégien par la gorge avant de proférer une menace glaçante.
« La prochaine fois que tu menaces mon fils, je prends ta tête et je l’explose contre le sol. » Ces mots, prononcés avec une violence inouïe, précèdent un coup porté au thorax de l’adolescent. Le père de famille, déchaîné, s’en prend physiquement au jeune garçon sans qu’aucune médiation n’ait été tentée.
L’intervention d’une CPE et d’une surveillante met fin à l’agression. Mais le traumatisme, lui, demeure. Cette explosion de violence d’un adulte sur un mineur, dans l’enceinte même de l’établissement scolaire, soulève une question essentielle : comment en est-on arrivé là ? La réponse se trouve dans un différend entre élèves, apparemment anodin au départ, mais qui a dégénéré bien au-delà des murs du collège.

L’Origine Du Conflit Entre Élèves
Derrière cette violence explosive se cache un harcèlement qui durait depuis des mois. La sœur de Marius, élève de 6e, subissait quotidiennement les brimades du fils de l’agresseur. Un comportement répété, insidieux, qui n’avait cessé depuis la rentrée scolaire.
« Ma fille est en classe de 6e au collège dans la même classe que le fils de ce monsieur. Depuis le début de la rentrée scolaire, il embête quotidiennement ma fille. Mon fils lui a demandé d’arrêter d’embêter sa sœur », confie la mère de Marius. Le jeune garçon, refusant de voir sa sœur maltraitée, a pris sa défense et confronté l’autre collégien.
Mais le conflit a basculé. Marius, dans un excès de protection fraternelle, aurait à son tour proféré des menaces de mort envers le harceleur de sa sœur. Ces paroles, rapportées au père de famille, ont déclenché l’intervention violente du 26 mars. L’escalade était en marche : du harcèlement scolaire aux menaces verbales, puis de la justice privée d’un adulte à l’agression physique d’un mineur.
Un enchaînement qui pose une question cruciale : à quel moment les instances de l’établissement auraient-elles dû intervenir pour désamorcer ce conflit avant qu’il ne dégénère ? La réponse se trouve désormais entre les mains de la justice.

Les Conséquences Judiciaires Et La Plainte
La mère de Marius n’a pas tardé à saisir la justice. Une plainte a été déposée au commissariat de Romans-sur-Isère, actant officiellement la gravité de l’agression. Une enquête a été ouverte pour établir précisément le déroulement des faits et les responsabilités de chacun.
Les risques encourus par le père de famille sont considérables. Pour avoir agressé un mineur de 13 ans, il encourt cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Des sanctions qui reflètent la sévérité du cadre légal face aux violences commises sur des enfants, a fortiori dans l’enceinte d’un établissement scolaire.
Pendant que l’enquête suit son cours, Marius a repris le chemin du collège. Une normalité apparente qui contraste avec le traumatisme de l’agression subie sous les yeux de ses camarades. « J’espère que cette agression fera réagir », confie sa mère, portant ainsi le débat au-delà du simple règlement judiciaire.
Car au-delà des peines encourues, c’est toute la question de l’intervention parentale dans les conflits scolaires qui se pose. Un parent peut-il se substituer à l’institution pour régler un différend entre mineurs ? La réponse de la justice fixera peut-être les limites.

La Question De La Justice Privée Et De La Responsabilité Parentale
Cette interrogation résonne avec force dans les propos de la mère de Marius : « Les parents ne peuvent pas se faire justice eux-mêmes. » Une évidence juridique, certes, mais qui soulève une question plus profonde sur la place des adultes dans la résolution des conflits entre mineurs.
En franchissant les grilles du collège Triboulet pour régler physiquement un différend opposant son fils à un autre élève, cet homme a transgressé une ligne fondamentale. Il s’est substitué aux instances scolaires et judiciaires censées gérer ces situations avec discernement et proportionnalité. Un acte qui interroge : comment un adulte peut-il espérer enseigner le respect des règles à son enfant en recourant lui-même à la violence ?
L’affaire révèle également les limites de la gestion institutionnelle des tensions entre élèves. Le harcèlement quotidien de la petite sœur de Marius, les menaces proférées en retour, puis cette escalade dramatique : autant de signaux qui auraient dû alerter l’établissement avant que la situation ne dégénère.
L’exemplarité des parents constitue le socle de l’éducation citoyenne. En optant pour l’intimidation et la brutalité devant les portes du collège, cet homme a non seulement commis une infraction grave, mais a surtout transmis à son fils un message dévastateur : la force prime sur le droit. Une leçon dont les conséquences dépassent largement le cadre de cette agression.










