Trois semaines après l’enterrement d’Ernesto, le jeune homme de vingt-six ans se présente avec une demande: vendre la maison familiale pour rembourser ses dettes. Rosa refuse.
La dispute éclate. Matías lui lance: « Tu n’as jamais été ma mère. Je ne te dois aucun respect. » Rosa lui demande de partir et pleure, cette nuit-là, davantage que le jour de l’enterrement.
Une semaine sans nouvelles, puis une chemise bleue cachée derrière l’armoire
Pendant une semaine, Rosa n’a aucune nouvelle de Matías. Pour s’occuper, elle décide de ranger sa chambre, restée presque telle qu’il l’avait laissée.
En déplaçant l’armoire pour passer l’aspirateur, elle remarque une chemise cartonnée bleue, attachée avec un ruban. Son prénom y est écrit au marqueur noir.
Rosa s’assoit sur le bord du lit, la chemise sur les genoux, et l’ouvre.
Des prêts pris pendant les deux dernières années de la maladie d’Ernesto
La chemise contient des relevés bancaires, des reçus de paiement et des échéances. Matías avait contracté des prêts, dont les dates coïncident avec les deux dernières années de la maladie d’Ernesto.
Une note de la main tremblante d’Ernesto s’y trouve aussi: « Matías: si un jour Rosa doit choisir entre la maison et mes médicaments, ne la laisse pas choisir. Je te rembourserai quand je pourrai. Pardonne-moi de te demander ça. »
Rosa feuillette ensuite des factures de clinique, de médicaments importés et d’ambulance privée. Tout avait été réglé par Matías, à crédit, sans que personne le sache.
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