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24 octobre 2026
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Roselyne Bachelot: rivalités entre femmes et solidarité en politique

Elle poursuit: « Même les paranoïaques ont des ennemis! » Et, selon elle, sans méfiance, la durée de survie dans ce domaine équivaut à celle sur une bande d’urgence d’autoroute, soit vingt minutes.

Vingt minutes
C’est la durée de survie en politique, sans méfiance, que Roselyne Bachelot compare à celle sur une bande d’urgence d’autoroute.

Rivalité féminine et « psychologie du harem »: le diagnostic

Pour Roselyne Bachelot, le machisme masculin n’explique pas tout: une certaine rivalité féminine est aussi à l’œuvre en politique. Elle estime que les femmes sont encore marquées par ce qu’elle appelle la « psychologie du harem », où celle qui est choisie l’est au détriment des autres.

Selon elle, beaucoup de femmes ont l’impression de ne pouvoir réussir que si d’autres échouent. Cette logique les empêche de nouer des alliances solides. D’où son message: « Les femmes doivent apprendre à travailler en réseau. »

Elle a remplacé de jeunes ministres lors de débats nocturnes

L’ancienne ministre dit avoir fait de la solidarité sa méthode: « J’ai voulu que les femmes du gouvernement soient des amies, qu’elles sachent qu’elles pouvaient compter sur moi. » Elle cite des soirées ou des week-ends de débats parlementaires où elle a pris la place de jeunes ministres afin qu’elles puissent s’occuper de leurs enfants.

Roselyne Bachelot souligne aussi son engagement auprès d’associations féminines et féministes et dit avoir toujours travaillé avec des femmes de toutes sensibilités politiques. Elle se bat pour la féminisation de son parti, l’UMP, et espère voir davantage de femmes accéder à des postes de pouvoir.

« Oui, par vengeance »: elle admet avoir écarté un adversaire

ELLE lui demande si elle a déjà « tué » quelqu’un en politique. Sa réponse: « Oui, par vengeance. Et je ne le regrette pas! Mais je ne vous dirai pas qui. » Elle ne donne aucune précision sur la personne concernée.

Elle rappelle que Le Figaro avait alors titré: « Roselyne Bachelot, la tueuse de secrétaire d’État ». Elle reconnaît que les femmes doivent parfois se montrer aussi offensives que les hommes pour survivre dans ce milieu.

Roselyne Bachelot en est convaincue: la véritable force des femmes en politique réside dans leur capacité à créer des réseaux de soutien plutôt que de se diviser.

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