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22 mai 2026

Sandrine Rousseau veut renommer l’entrecôte « cadavre de vache »

Sandrine Rousseau relance un débat sensible sur la viande et les mots utilisés pour la désigner. Dans une séquence diffusée par l’association FUTUR, la députée écologiste dit vouloir qu’un steak soit appelé « cadavre d’animal » et qu’une entrecôte devienne un « cadavre de vache » sur les menus.

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En bref

  • Une proposition formulée le 20 mai 2026
  • Les menus de restaurants sont visés
  • Le débat rejoint l’étiquetage végétal

Une formule choc lancée dans un podcast animaliste

La sortie a été formulée dans un podcast de FUTUR, une association de protection animale. Selon l’article source, Sandrine Rousseau y défend l’idée d’une loi qui modifierait les appellations utilisées pour les plats de viande dans les restaurants.

Une formule choc lancée dans un podcast animaliste
Image d’illustration © TOPTENPLAY

La députée écologiste explique qu’elle aimerait que les steaks soient appelés « cadavres d’animaux ». Elle pousse l’exemple jusqu’aux cartes de brasserie, en estimant qu’un menu mentionnant « cadavre de vache » à la place d’entrecôte aurait, selon elle, un effet dissuasif.

La formule est volontairement provocatrice. Elle ne s’accompagne, dans les éléments disponibles, d’aucun calendrier législatif précis ni d’un mécanisme détaillé sur la manière dont une telle obligation pourrait s’appliquer.

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Rendre visible l’abattage derrière le plat

L’argument avancé par Sandrine Rousseau repose sur le lien entre le vocabulaire alimentaire et la perception des consommateurs. Pour elle, des mots comme « steak » ou « entrecôte » atténuent le rapport entre le plat servi et l’animal abattu.

Rendre visible l’abattage derrière le plat
Image d’illustration © TOPTENPLAY

La députée défend donc un vocabulaire plus cru, destiné à rappeler ce que contient l’assiette. L’article source rapporte qu’elle souhaite « prendre conscience de ce qu’il y a dans les assiettes », en rendant plus explicite la mort animale liée à la production de viande.

Cette approche rejoint celle de militants animalistes qui contestent la neutralité des mots employés pour parler des produits carnés. L’idée n’est pas seulement de changer une appellation commerciale, mais de déplacer le regard porté sur un aliment courant.

Une polémique politique et culturelle immédiate

La séquence s’est rapidement diffusée sur les réseaux sociaux, selon l’article source, notamment sur X, TikTok et Facebook. Les réactions mentionnées vont de la moquerie à l’indignation, avec aussi des soutiens dans une partie des milieux animalistes.

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Une polémique politique et culturelle immédiate
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Cette prise de parole s’inscrit dans une trajectoire déjà connue. En 2022, Sandrine Rousseau avait suscité un débat en déclarant vouloir que l’entrecôte cuite au barbecue ne soit plus associée à un symbole de virilité.

Le sujet dépasse donc la seule carte des restaurants. Il touche à des habitudes alimentaires, à des représentations sociales et à la place que les responsables politiques veulent donner aux enjeux écologiques et animalistes dans le débat public.

Un débat encadré par le droit français et européen

La proposition intervient alors que la France et l’Union européenne débattent déjà des mots utilisés pour désigner les produits alimentaires. Le point de friction principal porte sur les appellations de type « steak végétal » ou « saucisse végétale ».

Un débat encadré par le droit français et européen
Image d’illustration © TOPTENPLAY

En France, des décrets adoptés en 2022 puis en 2024 visaient à restreindre l’usage de termes associés à la boucherie ou à la charcuterie pour des produits végétaux. Le Conseil d’État les a annulés le 28 janvier 2025, jugeant que ces appellations pouvaient être utilisées en France.

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