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17 août 2026
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Sèche-linge : le Royaume-Uni interdit les modèles classiques dès 2027

Le gouvernement, de son côté, maintient le cap. Il fait valoir que la transition s’inscrit dans les engagements climatiques du Royaume-Uni, et que le gain financier sur vingt ans justifie pleinement la hausse du prix d’achat. Le débat entre contrainte réglementaire et liberté de consommation reste, lui, largement ouvert.

La France, déjà en transition sans le dire

Si la décision britannique peut sembler radicale, elle ne fait qu’accélérer formellement une mutation déjà bien engagée sur le continent. Au sein de l’Union européenne, une réforme similaire — quoique moins explicitement formulée — est déjà en vigueur depuis plusieurs mois.

La France, déjà en transition sans le dire
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Depuis le 1er juillet 2025, une nouvelle étiquette énergie à l’échelle A à G est obligatoire sur tous les sèche-linge vendus dans l’UE. Cette révision des normes n’est pas anodine : les modèles classiques à résistance chauffante, classés F ou G, ne peuvent plus être mis sur le marché européen. Seuls les appareils à pompe à chaleur parviennent à atteindre les classes supérieures désormais exigées.

En France, la transition s’est opérée en douceur. Les distributeurs disposaient d’un délai pour écouler leurs anciens stocks, arrivé à expiration fin mars 2026. Depuis lors, les rayons des grandes surfaces et des boutiques d’électroménager ne proposent plus, en pratique, que des sèche-linge à pompe à chaleur. Sans interdiction explicite, sans grand débat public, la page des modèles traditionnels est déjà tournée.

La décision britannique a le mérite de la clarté : elle fixe une date, nomme les technologies concernées et trace une trajectoire sans ambiguïté. En Europe, la même transformation s’est opérée par capillarité réglementaire, sans grand discours. Dans les deux cas, le résultat est identique — les sèche-linge à résistance disparaissent du marché. Pour les consommateurs, l’enjeu est désormais celui de la transition : accepter un investissement initial plus élevé pour réduire sa consommation électrique sur le long terme. Un calcul que les pouvoirs publics, des deux côtés de la Manche, ont déjà tranché à leur place.

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