La Première ministre Sanae Takaichi a activé une cellule de gestion de crise et s’est adressée aux journalistes pour appeler les habitants des zones côtières à rejoindre immédiatement des points surélevés ou des bâtiments d’évacuation. « Pour ceux d’entre vous qui résident dans les zones concernées, veuillez vous mettre à l’abri », a-t-elle déclaré, précisant que le gouvernement s’efforçait de recenser d’éventuelles victimes ou dégâts matériels. Dans l’immédiat, aucune victime ni aucun dégât majeur n’a été rapporté.
La JMA met en garde contre un séisme de magnitude 8 ou plus
Au-delà de l’alerte tsunami, la JMA a franchi un cap supplémentaire en émettant lundi soir un avertissement d’un niveau supérieur : la probabilité d’un séisme de magnitude 8 ou supérieure le long de la fosse du Japon et de la fosse des Kouriles est estimée à environ 1 % dans la semaine suivant la secousse principale. Une probabilité jugée par l’agence comme « relativement plus élevée qu’en temps normal ».

Ce type d’avertissement renforcé avait été activé pour la première fois en août 2024, à la suite d’un séisme au large de la péninsule de Hyūga, sans qu’une réplique majeure ne survienne. L’avis avait alors été levé au bout d’une semaine, non sans avoir provoqué des achats de panique sur les produits de première nécessité et des annulations massives de réservations touristiques à travers le pays.
La JMA a par ailleurs averti que des répliques potentiellement violentes pouvaient survenir dans les deux à trois jours suivant un séisme de cette intensité. L’agence recommande une vigilance prolongée d’au moins une semaine et déconseille formellement de quitter les zones d’évacuation avant la levée officielle de toutes les alertes.
La fosse de Nankai, une menace de fond
Longue de 800 kilomètres, la fosse de Nankai longe la côte pacifique du Japon. C’est là que la plaque océanique de la mer des Philippines s’enfonce lentement sous la plaque continentale japonaise, accumulant une énergie susceptible de provoquer un séisme cataclysmique. Bien que distincte de la zone touchée lundi — la fosse du Japon, plus au nord —, elle incarne pour les Japonais la menace sismique ultime, régulièrement évoquée par les autorités dans leur planification de crise.
Un archipel sous la menace permanente, le spectre de 2011
Le Japon est l’un des pays les plus sismiquement actifs de la planète. L’archipel d’environ 125 millions d’habitants enregistre quelque 1 500 séismes par an, dont la grande majorité reste sans conséquence. Mais les catastrophes majeures jalonnent son histoire récente, et chaque alerte ravive des mémoires douloureuses.
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