Le lancement de la classe « Optimum Plus » par la SNCF,…

La SNCF Au Cœur D’Une Controverse Législative
Le lancement de la classe « Optimum Plus » par la SNCF, réservée exclusivement aux voyageurs de plus de 12 ans, a déclenché une réaction politique immédiate. Quelques jours seulement après l’annonce de cette offre commerciale controversée, la députée Constance de Pélichy (Liot) a déposé mardi 27 janvier 2026 une proposition de loi à l’Assemblée nationale visant à interdire l’exclusion des enfants des lieux publics et des transports.
Le texte, présenté pour cosignature à l’ensemble des députés – à l’exception des groupes LFI, RN et UDR – marque une riposte parlementaire frontale contre cette pratique d’exclusion. L’initiative parlementaire ne se limite pas à une simple réaction d’actualité : elle entend inscrire dans la loi qu’« l’exclusion des enfants de lieux ou services ouverts au public ne peut pas devenir une norme sociale ».
Cette proposition de loi intervient dans un contexte où les espaces réservés aux adultes se multiplient, transformant progressivement l’accès des mineurs aux services publics et commerciaux en question politique. La députée vise explicitement à garantir l’accueil des enfants face à l’émergence de ces zones interdites aux familles, dont la classe « Optimum Plus » constitue le symbole le plus récent et le plus médiatisé.

Une Modification Du Code Pénal Pour Qualifier La Discrimination
Le dispositif juridique imaginé par Constance de Pélichy s’attaque directement à l’arsenal législatif existant. La proposition de loi prévoit de modifier l’article 225-1 du code pénal pour qualifier explicitement de discrimination le fait d’exclure des enfants « de lieux de vie, de l’espace public, d’espaces commerciaux ou des transports ».
Cette inscription dans le code pénal transformerait ces pratiques d’exclusion en délit punissable, au même titre que les discriminations fondées sur l’origine, le sexe ou le handicap. Le texte prévoit toutefois deux exceptions strictement définies : les exigences de sécurité propres aux enfants et l’absence de capacité civile des mineurs.
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