Dans le même entretien, elle balaie les accusations portant sur sa société de communication. « On m’accuse d’avoir surfacturé, puis d’une machine à café, d’un micro-ondes… C’est absurde », dit-elle. Elle évoque également sa vie personnelle — elle s’occupe en alternance de son père de 77 ans avec ses frères et sœurs — sur un ton mêlant agacement et volonté de normalité : « Voilà ma vie ! »
Une figure clivante dont les ambitions parisiennes ont tourné court
L’audience du 12 mai s’inscrit dans un contexte politique chargé pour Sophia Chikirou. Elle était candidate de La France insoumise à la mairie de Paris pour les municipales de 2026, une candidature qu’elle présentait comme une nécessité politique. Elle a finalement obtenu 7,96 % des suffrages au second tour, un résultat qui a mis fin à ses espoirs de conquérir l’Hôtel de Ville.

Au sein même de LFI, son profil divise profondément. Des proches la décrivent comme « une vraie bosseuse » ou « une machine politique ». Mais d’anciens alliés se montrent beaucoup plus sévères. Danielle Simonnet a déclaré : « J’ai toujours dit qu’il fallait faire attention à son profil, qui manque de constance », allant jusqu’à qualifier la députée d’« opportuniste, toxique et sans limites ».
L’affaire du Média n’est pas le seul dossier judiciaire qui pèse sur la députée. Sophia Chikirou fait également face à des accusations de fraude aggravée liées aux finances de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2017, une procédure distincte qu’elle conteste aussi. Cette accumulation de mises en cause judiciaires complique durablement son positionnement au sein d’un mouvement qui traverse lui-même de vives tensions internes.
Cette affaire illustre les tensions persistantes qui entourent Sophia Chikirou, à la fois au sein de La France insoumise et dans son rapport à la justice. La conjonction d’un résultat décevant aux municipales parisiennes et de deux procédures judiciaires en cours redessine durablement son avenir politique. Pour la webtélé Le Média, ce procès est aussi un rappel douloureux des fractures qui ont marqué ses premières années d’existence — et qui n’ont, visiblement, pas fini de produire leurs effets.
Articles suggérés
62 milliards d’euros collectés: où va l’argent de la Journée de solidarité?
Née de la canicule meurtrière de 2003, la Journée de solidarité a permis de collecter approximativement 62 milliards d'euros depuis sa création, selon un…

