Le président vise directement les pays d’où opèrent les chefs de réseaux, ces barons invisibles qui commandent depuis l’étranger les opérations terrorisant Marseille. L’objectif : saisir leurs biens, geler leurs avoirs, obtenir leur arrestation. Une approche qui reconnaît enfin que le narcotrafic ne se combat pas uniquement dans les quartiers nord, mais également dans les paradis discrets où se cachent les commanditaires.
Cette stratégie ascendante bouleverse la logique répressive traditionnelle. En frappant simultanément les consommateurs occasionnels qui financent le système et les cerveaux internationaux qui l’orchestrent, l’exécutif affiche une ambition totale : démanteler l’économie de la drogue « du bas jusqu’en haut de la chaîne ».
Reste à transformer ces annonces en résultats tangibles. Car dans les rues marseillaises, les dealers continuent leur commerce mortifère. L’arsenal financier et diplomatique déployé par Emmanuel Macron devra prouver son efficacité face à des réseaux qui, jusqu’ici, ont toujours su s’adapter aux offensives étatiques.
Articles suggérés
Littoral héraultais: « 30 à 50 % de CA en moins » pour les commerçants
L'été 2026 s'annonce difficile pour les professionnels du littoral héraultais. À Carnon et Palavas-les-Flots, restaurateurs et commerçants constatent une désaffection touristique marquée, avec des…

