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26 août 2026
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Supernova SN 2024afav : comment des astronomes ont capturé la naissance d’un magnétar grâce à la relativité générale

Le 14 septembre 2024, le télescope Zwicky Transient Facility détecte…

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

La Découverte Qui Résout Une Énigme Vieille De Vingt Ans

Le 14 septembre 2024, le télescope Zwicky Transient Facility détecte un signal inhabituel dans une galaxie lointaine. SN 2024afav, cataloguée d’abord comme une supernova ordinaire, refuse de suivre le schéma attendu. Au lieu de décliner progressivement, sa luminosité persiste avec une intensité déconcertante pendant des semaines. Cette anomalie alerte immédiatement Joseph Farah, doctorant à Berkeley, qui mobilise vingt observatoires répartis sur cinq continents.

L’explosion libère une énergie cent milliards de fois supérieure à celle du Soleil, cent fois plus intense qu’une supernova classique. Depuis la première détection d’un tel phénomène en 2004, les astrophysiciens cherchaient en vain l’origine de cette puissance démesurée. Aucun modèle ne parvenait à expliquer comment ces astres maintenaient un éclat aussi exceptionnel pendant des mois.

Durant deux cents jours, les télescopes scrutent SN 2024afav sans interruption. Les données révèlent progressivement un motif inédit : entre les jours 45 et 95, la courbe de lumière présente quatre oscillations régulières d’amplitude croissante, totalement distinctes des fluctuations chaotiques habituelles. Cette signature structurée transforme une hypothèse théorique en preuve directe. Un magnétar, étoile à neutrons dotée d’un champ magnétique des milliards de fois plus intense que celui de la Terre, vient de naître sous les yeux des chercheurs. Pour la première fois, l’observation confirme ce que les modèles suggéraient depuis vingt ans sans jamais pouvoir le démontrer.

Image d'illustration © TopTenPlay
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Le Signal Révélateur : Quatre Pulsations Qui Accélèrent

Ces oscillations régulières ne relèvent pas du hasard. Chaque pulsation dure initialement douze jours, puis l’intervalle se raccourcit progressivement jusqu’à dix jours. Cette accélération constitue la signature recherchée : autour du magnétar naissant, les débris de l’explosion forment un disque de matière incandescent. Si ce disque est légèrement asymétrique, il vacille comme une toupie déséquilibrée, modulant périodiquement la quantité de lumière qui nous parvient.

L’équipe de Farah interprète les quatre flashs comme autant de rotations complètes de ce disque, observées depuis notre angle de vue. Le magnétar lui-même reste invisible, piégé derrière l’opacité du nuage environnant composé de fer, de nickel et d’autres éléments lourds. Seules les oscillations du disque trahissent sa présence, à la manière dont on détecte les exoplanètes par transit en observant l’effet plutôt que l’objet directement.

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