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17 septembre 2026
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Tarn-et-Garonne : Un agriculteur kabyle perd toute sa récolte après des menaces racistes et un incendie criminel

Derrière les tracteurs bloquant les routes et les revendications sur…

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Un Agriculteur Kabyle Pris Pour Cible : Quand Le Racisme S’Attaque Aux Terres

Derrière les tracteurs bloquant les routes et les revendications sur l’accord UE-Mercosur se cache une réalité plus sombre du monde agricole français. En 2007, Toufik Khenouche, jeune viticulteur montalbanais d’origine kabyle installé dans le Tarn-et-Garonne, brise le silence auprès de La Dépêche : depuis deux ans, il subit menaces et sabotages criminels visant directement son exploitation. Un acharnement raciste qui révèle les fractures identitaires d’un secteur en pleine crise.

Les faits sont accablants. Sur sa bâtisse, quelqu’un a tagué « Pas d’arabe paysan ». Quelques jours plus tard, l’incendie mystérieux d’un bâtiment de stockage réduit en cendres l’intégralité de sa première récolte. Malgré les plaintes déposées, l’enquête n’identifie aucun coupable. Les agresseurs restent dans l’ombre, préférant l’anonymat des courriers dactylographiés et des intrusions nocturnes.

Le MRAP 82 organise une manifestation de soutien tandis que la justice est saisie. Mais dans un secteur où 2,8 agriculteurs se suicident chaque jour selon le Samu Social Agricole National, les difficultés de Toufik Khenouche révèlent une double peine : subir la crise économique tout en affrontant le rejet identitaire. Bertrand Gontrand, propriétaire de l’exploitation arboricole qui l’emploie, reçoit lui aussi des menaces racistes pour avoir osé former ce « paysan qui dérange ».

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Parcours D’Un Pionnier : La Spécialisation Audacieuse Qui Dérange

Cette hostilité ne surgit pas du néant. Toufik Khenouche n’a pas simplement rejoint une exploitation existante : il a bâti une stratégie commerciale qui bouscule les codes locaux. Formé par Bertrand Gontrand qui lui a « tout appris », le jeune viticulteur opère un choix audacieux en se spécialisant dans le muscat de Hambourg, variété peu cultivée dans la région.

« J’ai une bonne niche commerciale », affirme-t-il avec une fierté légitime. Ce positionnement unique lui permet d’échapper à la concurrence directe et de créer sa propre demande sur un marché saturé. Là où d’autres peinent à écouler leurs productions traditionnelles, lui construit méthodiquement son réseau de clients pour ce raisin recherché.

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