En 1990, Tim Curry entrait dans la légende en incarnant Pennywise, le clown tueur de l’adaptation télévisée de « Ça », le roman de Stephen King. Trente ans plus tard, l’acteur britannique mène une vie discrète, profondément marquée par une grave attaque cardiaque subie en 2012. Retour sur le parcours d’un artiste hors du commun.
En bref
- —Pennywise reste son rôle le plus marquant, trente ans après
- —Une attaque cardiaque en 2012 l’a contraint au fauteuil roulant
- —Il continue de travailler, notamment dans le doublage
De Rocky Horror à Pennywise : une carrière jalonnée de rôles cultes
Né en 1946, Tim Curry a commencé sa carrière sur les planches avant de conquérir le cinéma et la télévision. C’est d’abord le Rocky Horror Picture Show, comédie musicale culte des années 1970, qui le révèle au grand public et installe sa réputation de performer capable de tout incarner.

Sa filmographie s’est ensuite enrichie de rôles aussi variés que marquants : un démon dans Legend aux côtés de Tom Cruise, une apparition dans Maman, j’ai raté l’avion ou encore dans Charlie et ses drôles de dames. Des personnages charismatiques, souvent sombres, qui ont forgé une image unique dans l’industrie.
Mais c’est en 1990, en endossant le costume de Pennywise dans l’adaptation télévisée de « Ça », que Curry atteint le sommet de sa notoriété. Son interprétation du clown tueur a traumatisé une génération entière et contribué à répandre la coulrophobie — la peur des clowns — chez de nombreux téléspectateurs.
2012 : une attaque cardiaque qui change tout
En 2012, Tim Curry est victime d’une grave attaque cardiaque qui bouleverse durablement sa vie personnelle et professionnelle. Depuis cet épisode, l’acteur se déplace en fauteuil roulant, une réalité qui a considérablement modifié sa façon d’exercer son métier.

Sur le plan personnel, Curry a toujours cultivé une grande discrétion. On sait qu’il a failli épouser la comédienne Annie Potts à la fin des années 1980, mais cette union ne s’est jamais concrétisée. L’acteur n’a jamais étalé sa vie privée dans les médias.
Malgré les contraintes physiques imposées par son état de santé, Curry n’a pas renoncé à son art. Sa détermination à continuer de travailler, en adaptant ses activités à ses nouvelles capacités, témoigne d’une résilience saluée par ses proches et ses fans.
« Ça » : une adaptation devenue culte
Diffusée en 1990, la mini-série télévisée « Ça » est une adaptation du roman éponyme de Stephen King, publié en 1986. L’œuvre met en scène un être maléfique prenant l’apparence d’un clown pour terroriser les habitants d’une ville fictive du Maine. Le succès de la série a largement contribué à ancrer la peur des clowns dans la culture populaire mondiale.
Une voix comme marque de fabrique : la reconversion dans le doublage
Depuis son attaque cardiaque, Tim Curry s’est réorienté vers le doublage, un domaine dans lequel sa voix grave et distinctive fait merveille. Il a notamment prêté sa voix à des personnages de séries animées, dont Star Wars : Clone Wars, s’imposant comme une référence dans ce secteur.

En parallèle, l’acteur a continué à apparaître à l’écran dans des séries télévisées populaires telles que Monk, Will & Grace ou encore Esprits criminels, où il a interprété un tueur en série. Des rôles qui confirment son attrait persistant pour les personnages complexes et sombres.
En 2013, il est également revenu à ses racines horrifiques en jouant dans Gingerclown, un film d’horreur dans lequel il endossait une nouvelle fois le rôle d’un clown menaçant. Si le film n’a pas rencontré le succès de « Ça », il illustre l’attachement de Curry à ce registre qui lui est cher.

