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24 août 2026
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Torture et privation de nourriture : deux mères adoptives jugées pour la mort d’un garçon de 12 ans en Ontario

Le 2022, dans une maison de Burlington en Ontario, un…

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

L’Hypothermie Fatale D’Un Enfant Affamé

Le 2022, dans une maison de Burlington en Ontario, un garçon de 12 ans s’éteint des suites d’un arrêt cardiaque. L’autopsie révèle un état d’hypothermie sévère, mais impossible d’isoler une cause unique de décès. La Couronne pointe du doigt un facteur déterminant : la malnutrition prolongée. Les chiffres présentés à la cour glacent le sang. L’enfant aurait perdu 5,8 kilos en seulement neuf jours avant sa mort, une chute vertigineuse qui témoigne d’une privation extrême.

Au moment des faits, son développement physique correspond à celui d’un enfant de six ans. Six années de retard sur son âge réel. Ce décalage monumental illustre l’ampleur des carences subies. Les médecins légistes ont documenté un corps fragilisé, vidé de ses ressources vitales, incapable de réguler sa température interne. L’hypothermie fatale n’est que l’aboutissement d’un processus de dégradation amorcé bien avant cette nuit tragique.

Les éléments médicaux accablent. Privé de nourriture, affamé pendant des jours, l’organisme de cet enfant n’a pu résister. La malnutrition a affaibli chaque fonction vitale jusqu’à l’irrémédiable. Ce drame, loin d’être un accident, porte les stigmates d’une violence calculée et systématique.

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Image d’illustration © TopTenPlay

Deux Mères Adoptives Face À L’Accusation De Meurtre

La violence n’est jamais le fruit du hasard. Elle s’installe, se normalise, se structure. Brandy Cooney et Becky Hamber ont adopté les deux frères en 2017, leur offrant en apparence un foyer stable. Cinq ans plus tard, elles se retrouvent accusées de meurtre prémédité et de défaut de fourniture des nécessités de la vie. Le procès, qui se déroule sans jury en Ontario, doit établir leurs responsabilités exactes dans ce drame aux contours glaçants.

Les échanges de messages entre les deux femmes, versés au dossier, révèlent une hostilité manifeste envers les garçons. Pas de violence impulsive, mais un rejet documenté, méthodique. Ces communications constituent des preuves accablantes d’un refus délibéré de protéger les enfants dont elles avaient la charge. La procureure Kelli Frew ne mâche pas ses mots devant le juge : « Elles ne sont pas crédibles, elles ont concocté leur histoire pour échapper à leurs responsabilités. »

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