« Si j’avais su qu’il m’attendait je serais immédiatement repartie », lâche Véronique Sanson avec une amertume qui traverse les décennies. Cette phrase résume toute la désillusion d’une femme qui a tout quitté pour un mirage. Le cowboy séduisant cachait une réalité bien plus sombre que l’image vendue.
La chanteuse découvre trop tard l’envers du décor. Ce qu’elle prenait pour du feu n’était qu’un brasier destructeur. Le contraste avec la stabilité abandonnée chez Michel Berger devient d’autant plus cruel. Elle a échangé la complicité créative contre une souffrance conjugale dont elle mettra des années à se relever.
Pourtant, face à Laurent Delahousse, Véronique Sanson refuse catégoriquement de se morfondre : « Je n’ai pas de regret parce que ça ne sert à rien ». Cette philosophie pragmatique clôt le débat intérieur. Assumer ses erreurs, oui. S’y complaire, jamais. À 76 ans, l’artiste préfère la lucidité stérile du regret à l’acceptation constructive de son parcours chaotique.
Cette sagesse acquise au prix fort témoigne d’une résilience rare. Les blessures restent, mais elles ne définissent plus son existence.
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