Niels Schneider et les 11 ans d’écart : « Ton âge, c’est une donnée »
La question de la différence d’âge entre Virginie Efira et son compagnon, le comédien Niels Schneider, revient régulièrement dans les médias. Audrey Crespo-Mara l’a abordée directement lors de cet entretien. L’actrice, qui a 11 ans de plus que son partenaire, a répondu sans esquiver.

« Je comprends assez bien la curiosité au départ sur ces choses qui pourraient sembler plus originales », a-t-elle concédé, reconnaissant la légitimité du questionnement public sans pour autant s’y soumettre. Elle a ensuite orienté sa réponse vers une réflexion plus intime : « La première chose que je me dis, à faire, c’est quand même son propre regard là-dessus. »
Sur la notion d’âge elle-même, Virginie Efira a choisi une formulation à la fois directe et nuancée : « Ton âge, c’est une donnée, une donnée qui signifie des choses. » Elle a conclu sur une pointe d’ironie lucide : « Si à 20 ans, tu crois que t’as tout compris de la vie, ben non chou, t’as 20 ans. » Une manière claire d’affirmer qu’elle ne se laissera pas définir par des normes sociales qu’elle juge insuffisantes.
Les coulisses des cachets : quand un budget de 30 millions ne garantit rien
En marge de l’interview télévisée, c’est son agent, Laurent Grégoire, qui a alimenté la réflexion sur la réalité financière du métier d’actrice. Dans une autre prise de parole récente, il a choisi un exemple précis pour illustrer l’écart qui peut exister entre le prestige d’un projet et la rémunération de ses interprètes.

Il a évoqué le film Benedetta, réalisé par Paul Verhoeven — cinéaste à l’origine de Basic Instinct — et produit par Pathé avec un budget de 30 millions d’euros. Un projet ambitieux, par tous les aspects : la mise en scène, les costumes, la production. « Une chance pour une actrice française », selon les termes mêmes de l’agent.
Pourtant, Laurent Grégoire a tenu à préciser que l’envergure d’une production ne se traduit pas mécaniquement par des honoraires exceptionnels pour les comédiens. Cette confidence, sobre mais éloquente, rappelle que le monde du cinéma obéit à des logiques économiques complexes, souvent invisibles pour le grand public.
À travers cet entretien dans Sept à Huit, Virginie Efira confirme une image construite avec cohérence depuis plusieurs années : celle d’une actrice qui refuse de jouer le jeu de l’inaccessibilité. Qu’il s’agisse de plaisanter sur ses finances, d’évoquer ses enfants avec lucidité ou de répondre sans détour aux questions sur sa vie amoureuse, elle choisit systématiquement la sincérité sur la mise en scène. À 48 ans, au sommet de sa carrière, Virginie Efira semble avoir trouvé un équilibre rare : celui d’une femme publique qui s’appartient.

