
Sur le plan environnemental, Auto Journal relève qu’un véhicule avec climatisation active rejette 5 % de CO2 de plus qu’un véhicule sans. Un écart qui s’accumule rapidement lors des vagues de chaleur prolongées.
Le fonctionnement prolongé du moteur à l’arrêt entraîne par ailleurs une surcharge du moteur et du système de refroidissement, augmentant les risques d’usure prématurée de certaines pièces. Le coût total dépasse donc la seule amende: il touche aussi l’entretien et peut peser sur le résultat du contrôle technique.
Hybrides et électriques: la seule exception technique reconnue
Les véhicules hybrides ou électriques constituent le seul cas où la climatisation peut fonctionner sans que le moteur thermique soit en marche. Leur compresseur est alimenté de manière autonome par la batterie, ce qui les place hors du champ de l’interdiction.

Pour tous les autres véhicules thermiques, la règle est sans ambiguïté: moteur coupé signifie climatisation coupée. Ouvrir les fenêtres ou rouler pour bénéficier de l’air frais restent les alternatives légales disponibles.
En 2019, François Ruffin filme des véhicules ministériels moteurs allumés à l’Assemblée
La question du respect de cette règle a déjà provoqué une controverse politique. En 2019, lors d’un épisode de canicule à Paris, le député François Ruffin avait filmé plusieurs véhicules officiels stationnés dans la cour de l’Assemblée nationale, moteurs allumés et climatisation en marche.

Dans une vidéo devenue virale, il ironisait: « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais », dénonçant ce qu’il présentait comme un double discours sur les enjeux climatiques.
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