Née de la canicule meurtrière de 2003, la Journée de solidarité a permis de collecter approximativement 62 milliards d’euros depuis sa création, selon un calcul de la rédaction de TF1 établi à partir des données officielles de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Vingt ans après son instauration, ce dispositif — une journée de travail non rémunérée pour les salariés, assortie d’une contribution patronale — reste l’un des piliers du financement de la prise en charge des personnes âgées et handicapées en France.

En bref
- —Créée après la canicule de 2003 et ses 15 000 morts
- —Environ 3,36 milliards d’euros attendus pour la seule année 2026
- —62 milliards cumulés depuis 2004, selon les données de la CNSA
15 000 morts en 2003: la canicule qui a tout changé
L’été 2003 reste l’un des plus meurtriers de l’histoire sanitaire française. Durant la première quinzaine d’août, une canicule exceptionnelle a provoqué environ 15 000 décès, touchant en grande majorité des personnes âgées, souvent isolées ou hébergées en établissement. Ce bilan a mis en lumière les carences profondes du système d’accompagnement des seniors.
Face à l’ampleur du drame, le Parlement a adopté la loi du 30 juin 2004, instituant la Journée de solidarité. L’objectif officiel, tel que rappelé par les sites institutionnels du gouvernement, est de dégager des ressources nouvelles pour financer des actions concrètes en faveur de l’autonomie des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.
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