« Mardi matin, quand tout sera fini, je me demande si les gens vont m’appeler pour me dire: ‘Lou, tu as entendu le nombre de personnes qui se sont abîmé les yeux?’ J’en ai la nausée », confie-t-il. Ce sentiment d’urgence l’a poussé à témoigner publiquement, espérant éviter à d’autres de reproduire son erreur de jeunesse.
À Colton, Louis préfère regarder les arbres plutôt que le ciel
Malgré cette expérience, Louis Tomososki n’a pas renoncé à vivre les éclipses solaires. Il a simplement changé sa façon de les observer. Avec sa femme, il devait se rendre à Colton, dans l’Oregon, où environ 37 secondes d’obscurité totale étaient attendues.

Sa méthode cette fois: rester dehors, mais sans jamais lever les yeux vers le ciel. « Je vais avec ma femme et je vais rester dehors à regarder les arbres et les champs », annonce-t-il. « Je ne regarderai pas le ciel. » Une façon pour lui de profiter de l’atmosphère du phénomène sans risquer d’aggraver les lésions déjà présentes.
L’histoire de Louis Tomososki et Roger Duvall est régulièrement remise en avant à l’approche de chaque éclipse solaire visible depuis les États-Unis. La question de la fiabilité des lunettes de protection en vente libre reste posée, alors que les autorités sanitaires américaines n’ont pas, selon les éléments disponibles, établi de système de certification unifié largement connu du grand public. La prochaine éclipse totale visible depuis le territoire américain constituera un nouveau test pour la diffusion des consignes de sécurité oculaire.
Articles suggérés
Dotation, chauffeur, cabinet: ce que coûte vraiment un ex-président français
En France, les anciens présidents de la République ne perçoivent pas une retraite classique mais une dotation à vie fixée par une loi datant…

