Cette différence fondamentale transforme la Constitution en carcan plutôt qu’en garde-fou. Pour un homme habitué à briser les codes et à défier les pronostics depuis son ascension fulgurante en 2017, cette limite imposée par le droit représente une humiliation difficile à digérer. D’autant que son corps et son énergie lui permettraient, sur le papier, d’enchaîner immédiatement un troisième mandat.
Mais cette contrainte temporaire pourrait paradoxalement servir ses ambitions. Un passage par la case opposition, loin des responsabilités gouvernementales, lui offrirait l’opportunité de se réinventer, de critiquer sans avoir à gérer, et de revenir en 2032 avec un discours renouvelé et une légitimité reconstruite. La frustration d’aujourd’hui devient ainsi le carburant du retour de demain.
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