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9 septembre 2026
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25 ans sans congés : un salarié britannique obtient 450 000 € d’indemnisation pour 827 jours de vacances refusés

Vingt-cinq ans. C’est le temps qu’a attendu Mossadek Ageli avant…

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Un Quart De Siècle Sans Vacances : L’Histoire Édifiante De Mossadek Ageli

Vingt-cinq ans. C’est le temps qu’a attendu Mossadek Ageli avant que justice lui soit rendue. Embauché en 1987 chez Sabtina Ltd, une société de gestion immobilière dirigée par des Libyens, cet employé modèle a vu défiler les années sans jamais pouvoir profiter d’un seul jour de repos officiel. Son contrat prévoyait pourtant 30 jours de congés annuels. Mais entre les clauses écrites et la réalité du terrain, un gouffre s’est creusé.

L’affaire, révélée par The Telegraph, a culminé en 2024 devant le tribunal du travail de Watford. Le bilan ? 827 jours de congés non pris, accumulés depuis 1998. Une montagne de repos volé, désormais convertie en 392 000 livres sterling, soit environ 450 000 euros. Chaque journée de vacances confisquée vaut ainsi 544 euros devant la justice britannique.

Cette indemnisation record place l’affaire Ageli parmi les plus retentissantes du Royaume-Uni en matière de droit du travail. Au-delà des chiffres, elle expose les mécanismes d’une exploitation professionnelle insidieuse, où la loyauté d’un salarié s’est transformée en piège juridique pour son employeur. Car si Mossadek Ageli a renoncé pendant des années à ses droits, il n’a jamais cessé de les documenter avec une précision qui allait sceller son triomphe judiciaire.

Image d'illustration © TopTenPlay
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La Mécanique Implacable D’une Exploitation Professionnelle

Au départ, la renonciation était volontaire. Entre 1987 et 1988, Mossadek Ageli choisit de sacrifier ses vacances pour maintenir Sabtina Ltd à flot. Lui et son assistant personnel constituent alors les seuls employés à temps plein. Une situation qui, selon le tribunal, « devait les contraindre à travailler sans interruption pour assurer le bon fonctionnement de l’entreprise ».

Mais ce qui devait être temporaire s’est mué en système. Entre 1988 et 1996, 200 jours de congés lui sont purement et simplement refusés. Paradoxalement, son quota grimpe de 30 à 45 jours annuels peu après cette période. Une augmentation théorique : dans les faits, impossible d’en profiter.

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