Devant le tribunal du travail de Watford, la stratégie patronale s’effondre. Les juges qualifient le licenciement d’abusif et valident intégralement les calculs du plaignant : 827 jours de congés accumulés depuis 1998, soit 392 000 livres sterling d’indemnisation. À cela s’ajoute une sanction de 91 490 livres (plus de 100 000 euros) pour le licenciement injustifié lui-même.
L’addition totale dépasse 483 490 livres, soit plus de 550 000 euros. Une somme vertigineuse qui reflète l’ampleur d’une exploitation systémique. « Les congés non pris en raison d’une impossibilité imposée par l’employeur peuvent être reportés et indemnisés », rappelle la décision, s’appuyant sur la jurisprudence européenne en matière de droit au repos.
Cette affaire établit un précédent retentissant : aucune charge de travail, aucune contrainte organisationnelle ne peut justifier la privation totale de congés pendant un quart de siècle. Le droit britannique, aligné sur les directives européennes, protège désormais les salariés même contre leur propre dévouement excessif.
Pour Sabtina Ltd, la facture dépasse largement le demi-million d’euros. Un prix exorbitant pour avoir confondu loyauté et servitude, et ignoré que chaque jour de repos volé finit toujours par être facturé.
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